LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°1

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh

 

LE PROJET A DÉMARRÉ !

 

Après quelques mois de préparation (voir Un bref rappel de l’historique du projet), notre projet de formation professionnelle a démarré sur le terrain le 22 septembre, avec l’arrivée à Beyrouth d’André, coordinateur du projet. Il a obtenu son visa sans difficulté à l’arrivée et a pu apporter deux valises d’outils.

Dès son arrivée, il a pris contact avec Najdeh pour mettre au point quelques questions logistiques, récupérer une partie des fonds nécessaires aux achats de matériaux et préciser la situation

André en réunion à son arrivée avec Tarek et des jeunes volontaires

André en réunion à son arrivée avec Tarek et des jeunes volontaires

des centres de Najdeh à Chatila et à Borj el Barajneh (voir Nos partenaires dans les camps de réfugiés).

 

Comme nous n’avons pas, pour cette première phase du projet, de bénévoles pour les métiers pratiqués dans le centre de formation professionnelle de Borj el Barajneh, les bénévoles auprès de Najdeh travailleront surtout à Chatila. Les bénévoles auprès de Najdeh seront logés dans un appartement situé rue Raouass.

André a discuté des travaux dans des bâtiments de Najdeh qui pourraient être utilisés pour la formation de jeunes volontaires aux métiers du bâtiment (voir Les activités prévues).

Un logement avant travaux

Un logement avant travaux

André a ensuite rencontré Rêves de réfugiés. Sobhi et Tarek lui ont présenté les quatre

premiers jeunes volontaires et proposé de reprendre la peinture de plusieurs salles de classe de l’école de Rêves de réfugiés, chantier non prévu initialement mais particulièrement opportun.

Le matériel nécessaire a immédiatement été acheté et les travaux ont été réalisés avec trois volontaires dès le samedi 24 et le dimanche 25.

André a visité le lendemain des logements dont la rénovation est considérée comme prioritaire par Rêves de réfugiés, en premier lieu un logement où vit une mère et ses cinq enfants, où seront réalisés en urgence des travaux d’étanchéité.

Les bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment pourront être logés dans une guesthouse ou dans un appartement mis à disposition par Rêves de réfugiés à Chatila.

Nos partenaires dans les camps de réfugiés

L’association Rêves de réfugiés est née à Chatila en 2011. Cette association de

réfugiés palestiniens bénévoles agit de façon complémentaire aux activités de Najdeh. Constatant qu’ils ne maîtrisent ni la date ni les modalités du retour mais qu’en attendant cet hypothétique retour, il faut vivre au lieu de se laisser aller au désespoir et à la misère (violences subies et appels à la violence, radicalisation, drogues, criminalité, maladies liées aux conditions inhumaines de vie, tyrannie des petits chefs, manque d’hygiène, etc.), cinq jeunes gens de moins de 30 ans (financièrement aidés par un père de famille qui a tout compris et ne compte pas sa générosité, Mohamed Afifi) passent leur temps libre, au retour de leurs journées de travail à Beyrouth, à faire l’école aux jeunes du camp, efficacement aidés par plusieurs dizaines de jeunes femmes bénévoles, dynamiques, compétentes et motivées. Puis, à côté des activités éducatives, ils se sont lancés dans la réponse pratique aux besoins matériels les plus criants du camp, en particulier la sécurisation des installations électriques, causes de trop nombreuses électrocutions. Ils souhaitent maintenant  former les jeunes hommes et femmes à des métiers de base pour les  aider à sortir du chômage à l’occasion de la rénovation de pièces insalubres où s’entassent des familles misérablement abandonnées : remplacer la terre battue du sol humide par un carrelage, ouvrir une fenêtre, installer un coin toilette, passer un coup de badigeon, et voilà un taudis devenu habitable et des sourires qui illuminent des visages !

Antoine Laurent, cinéaste qui retournera à Chatila pour suivre cette nouvelle phase des activités de Rêves de réfugiés, a réalisé un court-métrage sur les activités éducatives de l’association diffusé sur France 24 pour l’émission « Billet retour ».

L’association Najdeh compte 33 centres travaillant dans dix camps de réfugiés palestiniens au Liban et s’est tournée vers la formation des femmes et des enfants. Najdeh a résolument opté pour la non-violence en préparant activement le retour en Palestine. Il faut d’abord sortir les femmes et les enfants du climat de violence qui empoisonne les camps, puis leur apprendre leurs droits et les moyens légaux de les faire respecter. Et leur permettre de vivre leur indépendance grâce à des professions (coiffeuses, manucures, spécialistes de l’hygiène, réparatrices de téléphones portables et de télévisions, institutrices, etc.) qui les sortiront du chômage et de la dépendance. Avec ses écoles au centre des camps, ses salles de réunions claires, aérées et modernes, ses activités de formations professionnelles féminines, ses psychologues, sa gestion professionnelle et rigoureuse de ses activités, Najdeh est le fer de lance de la lutte des réfugiés palestiniens au Liban : pour sortir aujourd’hui de la misère tout en préparant un Retour quand ce sera possible. Une femme de caractère et de forte personnalité, Leila El Ali, dirige cet impressionnant réseau que nous avons décidé de soutenir par notre appel à bénévoles et par notre appel aux dons.

Najdeh dispose de deux centres à Chatila (un jardin d’enfants et un centre psycho-social) et deux centres à Borj el Barajneh : un centre de formation professionnelle (salon de coiffure et d’esthétique, studio d’apprentissage aux métiers audiovisuels, atelier de productions artisanales) et un centre psycho-social, que nous avions improprement qualifié d’école dans nos documents précédents, parce que fréquenté matin et après-midi par environ 150 enfants.

Un bref rappel de l’historique du projet

Dans sa démarche de recherche de projets, notre Groupe local a décidé de s’orienter vers la formation professionnelle. L’idée d’un projet de formation professionnelle dans les métiers du bâtiment à l’occasion de travaux dans le camp de Chatila, en liaison avec l’association Rêves de réfugiés, a été opportunément présentée début mai par Abeer Hamad, Présidente de l’Associations des Palestiniens en Île-de-France, qui revenait d’un voyage au Liban. Nous avons décidé d’effectuer immédiatement une mission d’identification, incluant une prise de contact avec Najdeh pour tenir compte plus largement des besoins de formation des femmes.

La mission d’identification a été réalisée du 28 mai au 1er juin et ses résultats ont été présentés aux adhérents début juin. Après mise au point et diffusion aux adhérents des documents issus de la mission, un appel à bénévoles a pu être diffusé largement à partir du 20 juin au-delà des adhérents et sympathisants de notre groupe local, à l’ensemble des groupes locaux de l’AFPS et à diverses organisations partenaires : Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui l’a repris sur son site, Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF), Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, Electriciens sans frontières.  Il a également a été diffusé début juillet à l’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale à Besançon et à l’Université d’été de l’AFPS à Angers.

Les premières candidatures nous sont parvenues dès fin juin. Les contacts avec les candidats se sont développés au cours des mois de juillet et d’août.

Les éléments disponibles début août sur le nombre de bénévoles (alors de 12) et les coûts du projet ont été utilisés pour préparer le lancement d’un appel à dons intitulé « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer », qui a été diffusé à partir du 20 août.

Quelques achats ont été effectués en France. Les premiers dons ont été recueillis à la suite de l’appel lancé le 20 août. Un grand nombre de mises au point pratiques, en matière de modalités d’achats, de transferts de fonds, de logistique (voyages aériens et accueil, hébergement) se sont poursuivies jusqu’au départ du coordinateur.

Les bénévoles

Au total, le projet mobilisera sur des durées variables entre le 22 septembre et le 15 novembre, une équipe de 18 personnes, aux profils variés.

Travaux de peinture par de jeunes volontaires

Travaux de peinture par de jeunes volontaires

En dehors d’André, coordinateur du projet, on compte 9 bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment et 5 bénévoles pour l’appui à l’association Najdeh (psychologue, enseignantes, écrivain et journaliste).

Antoine, cinéaste, et Solenne, urbaniste spécialiste de la réhabilitation de quartiers dégradés, seront également présents à Chatila.

Plusieurs bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment arriveront fin septembre et dans les premiers jours d’octobre. Françoise, psychologue en appui à Najdeh, arrivera le 30 septembre.

Les jeunes réfugiés volontaires

Les quatre premiers volontaires, jeunes chômeurs du camp de Chatila, ont été présentés le 24 septembre à André par Sobhi, président de Rêves de réfugiés, et Tarek.

Trois d’entre eux, Bilal, Muhamad et Selim, ont réalisé pendant les deux jours suivants la reprise de la peinture de cinq salles de classe de Rêves de réfugiés.

Les activités prévues

Le document « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer » prévoyait la rénovation de cinq logements insalubres à Chatila et l’amélioration du centre psycho-social de Najdeh dans le camp de Borj el Barajneh.

Ce programme fera l’objet des adaptations nécessaires après les diagnostics qui seront approfondis à l’occasion des visites sur le terrain et des discussions avec nos partenaires. C’est ainsi que des travaux de peinture ont immédiatement été réalisés dans plusieurs salles de classe de l’école de Rêves de réfugiés à Chatila. Najdeh nous a également demandé de reprendre la peinture de son jardin d’enfant de Chatila.

Comment et pourquoi participer

Le document d’appel à contributions financières « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer » a été diffusé à partir du 20 août.

Des dons substantiels ont été recueillis mais un montant très important reste pour le moment à la charge de notre groupe local. Dans la mesure où nous souhaitons prolonger cette première phase du projet par d’autres opérations analogues, sur la base d’une évaluation des résultats obtenus, sans assécher les finances de notre groupe local, de nouvelles contributions financières restent hautement souhaitables.

Vos dons, qui vont permettre la réalisation de chantiers tant à Chatila qu’à Borj el Barajneh, peuvent être adressés à :

AFPS Paris 14 ème-6ème
Maison des Associations du 14ème – Boîte 52
22 rue Deparcieux – 75014  Paris.

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « AFPS Paris 14-6 », en indiquant au verso « Projet Chatila » et en spécifiant lors de l’envoi « pour le Pot commun » ou pour tel ou tel chantier (centre psycho-social de Najdeh, logements).

Vous pouvez également effectuer un virement.

Vous recevrez le reçu fiscal au nom et à l’adresse que vous nous indiquerez. 

Pour nous contacter…

 

 

Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer

Il n’est peut-être pas inutile de nous rappeler d’abord nos motivations pour le choix des projets qu’il nous faut réaliser dans les camps de Chatila et de Borj el Barajneh, à la demande des associations locales « Rêves de Réfugiés » et « Najdeh ». Plus de 30.000 réfugiés sont entassés à Chatila, un camp « provisoire » datant de la « Nakba » en 1949, sur une surface très réduite, de seulement 40.000 m2 à sa création : nous voici à la quatrième génération hors de Palestine ! En attendant le Retour, qui est un Droit reconnu internationalement, même s’il apparaît désormais bien compromis, la vie dans le camp se doit d’être digne et humaine. Ce qui n’est pas le cas. En réalisant des chantiers de réhabilitation de logements insalubres, causes d’asthme et de rhumatismes mais aussi de désespoir chez les plus démunis, nous proposons à de jeunes chômeurs (plus de 60 % de la population active de Chatila est au chômage, mais sans revenus !) d’apprendre sur le tas, sur nos chantiers, les rudiments des métiers du bâtiment. Cette formation professionnelle accélérée peut leur mettre le pied à l’étrier et les aider à sortir de la misère.

Une rue à Chatila

Une rue à Chatila

Huit bénévoles, professionnels du bâtiment et bricoleurs, ont répondu à notre appel lancé en juin dernier, et quelques autres peuvent encore s’inscrire. Les chantiers et formations professionnelles seront organisés par l’association « Rêves de Réfugiés » de Chatila et sont prévus de la mi-septembre à la mi-novembre de cette année. En fonction du profil professionnel des bénévoles inscrits à ce jour, les chantiers retenus sont des remises en état de logements insalubres dans lesquels croupissent les plus pauvres (veuves, souvent avec enfants) du camp. Nous détaillerons, plus bas, les matériaux nécessaires à ces réhabilitations de logements et leur coût. La main d’œuvre étant évidemment gratuite, offerte par les bénévoles et les stagiaires.

En parallèle, l’association « Najdeh », qui s’est spécialisée dans l’accueil des femmes, les soins psychologiques à leur apporter en les sortant du climat de violence qui empoisonne les camps et dans la formation professionnelle des femmes, accueillera quatre bénévoles (et peut-être davantage : les inscriptions sont encore possible !) à partir de fin septembre. Cette association reçoit depuis plusieurs années des bénévoles, particulièrement spécialisés dans la thérapie psychologique, mais aussi dans l’enseignement du Droit, et dans toutes les professions pouvant être utiles à la libération des femmes. Un ensemble de professions dites « féminines » nous ont été citées comme très utiles dans ce contexte des camps du Liban. La coopération des bénévoles avec « Najdeh » peut donc se faire toute l’année, aux dates qui conviennent le mieux aux bénévoles.

De la mi-septembre à la mi-novembre (saison des pluies, période difficile pour les chantiers) nous tablons sur 14 bénévoles. Chacun a des dates de séjour propres.

Immeubles à Chatila

Immeubles à Chatila

Les grands postes des dépenses sont :

  1. Les voyages aériens ;
  2. L’hébergement, en fonction du type d’hébergement choisi ou accepté et de la durée globale des bénévoles sur place ;
  3. Les matériaux à acheter chez les grossistes de Beyrouth pour rendre habitables des logements insalubres et pour deux chantiers précis dans une école de Borj el Barajneh. Nous ne savons pas encore combien de logements pourront être réhabilités, ignorant à ce jour la durée globale de séjour des bénévoles. Nous estimons cependant pouvoir mettre en état cet automne cinq logements et nous établissons notre budget prévisionnel sur ce nombre, modifiable si évolution. Et les deux chantiers de l’école de Borj el Barajnej, aux devis plus faciles à établir.
  4. Les outils à louer sur place (poste à soudure et bouteilles, perceuses électriques, échelles, etc.)
  5. L’ensemble des frais annexes : voiturage aéroport-camps, achat de l’outillage manquant, du petit matériel, papeterie et bureautique, divers et imprévus.

Tous les bénévoles paieront leur nourriture et leurs frais personnels durant leur séjour.

Les adhérents et militants solidaires des réfugiés palestiniens, qui ne peuvent être bénévoles pour passer quelques semaines de travail là-bas, peuvent alors solliciter leurs amis et parents, leurs voisins et toutes les personnes susceptibles d’être concernées ou intéressées par ce projet devenu programme. Chacun/e peut ainsi participer activement, soit en mettant au pot commun, soit en finançant tout ou partie d’un des postes que nous allons détailler et que vous choisissez particulièrement.

En versant votre participation financière et indiquant que c’est pour le pot commun, vous participerez à payer l’ensemble des dépenses qui ne seront pas couvertes par les bénévoles eux-mêmes ni par des dons spécifiques. Vous  recevrez le reçu fiscal correspondant au montant de votre don, et vous serez tenus régulièrement au courant de l’avancement du programme de tous les chantiers et des formations professionnelles.

En versant votre participation financière tout en notifiant le poste précis que vous aurez choisi à partir de la liste de dépenses ci-dessous, vous financerez tout ou partie d’un chantier précis et de la formation professionnelle correspondante. Vous recevrez également le reçu fiscal correspondant au montant de votre don. Et nous nous engageons à vous faire parvenir par l’AFPS 14 ème-6ème, en plus du compte-rendu général de l’opération,  un compte-rendu et des photos vous permettant de comparer l’ « Avant » votre chantier, le « Pendant » votre chantier et la formation des stagiaires, et l’ « Après » la fin de votre chantier et de la formation.

Avec votre don, spécifiez donc « Pour le Pot commun » ou « Pour tel chantier ou telle utilisation précise ».

Nous détaillons maintenant les cinq postes de dépenses, pour vous permettre de faire votre choix.

1. Les voyages aériens

Actuellement, sur les 12 bénévoles inscrits, 6 se sont engagés à offrir à l’opération leurs vols Aller-Retour (environ 500 € par personne), l’AFPS s’engageant à payer les 6 autres A-R, soit environ 3000 €. Il va de soi que les noms n’ont pas à être diffusés. Les dépenses du poste « Voyages aériens» font donc partie du « Pot commun » auquel vous souhaitez peut-être participer.

2. Les hébergements

Dans la même proportion que pour les voyages avion, la moitié des bénévoles inscrits à ce jour ont décidé de payer eux-mêmes leurs hébergements durant leur séjour. D’autres bénévoles ne pouvant pas le faire, c’est l’AFPS qui réglera ce poste de dépenses. Nous ne connaîtrons précisément le nombre de nuitées à payer que lorsque tous les bénévoles auront pris leur billet d’avion, auront donc décidé de la durée de leur séjour. Mais une estimation de 5000 € restant à la charge de l’AFPS nous paraît proche de la réalité. Là encore, l’anonymat des bénévoles hébergés au compte de l’AFPS sera respecté. Leur travail bénévole sur place dans des conditions très difficiles, leur propre prise en charge de leur nourriture pour la durée du séjour, ainsi que de leurs frais annexes, est déjà très généreux. Le poste « Hébergements» fait donc partie au budget général et du « Pot commun » géré par l’AFPS.

3. L’achat des matériaux

Ce poste va être détaillé de façon beaucoup plus précise et n’entre donc plus dans la ligne « Pot Commun », sauf si notre appel à financements ne reçoit pas de réponses précisant l’emploi des dons. Vous allez pouvoir, ici, choisir le chantier précis que vous souhaitez financer soit en partie soit en totalité. La main d’œuvre étant offerte (par les bénévoles au travail et par les stagiaires en formation) les chantiers ne coûteront donc « que » le montant des matériaux nécessaires à leur réalisation et que nous achèterons sur place. Nous avons identifié deux chantiers à l’école « Najdeh » du camp de Borj el Barajneh, et estimé à 5 le nombre de logements insalubres que nous pourrions raisonnablement mettre en état habitable au camp de Chatila, tout en formant les volontaires stagiaires aux métiers du bâtiment. Ce qui ferait 7 chantiers au total. En vous les décrivant ici nous vous permettons de choisir celui ou ceux dont vous souhaitez la réalisation en la rendant possible par votre don. Votre don sera donc accompagné de la précision : « Pour la réfection du toit de l’école du camp de Borj el Barajneh » ou « Pour la réfection du mur de la cage d’escalier du camp de Borj el Barajneh », ou « Pour rendre habitable un logement insalubre du camp de Chatila ». Si deux financements se chevauchaient pour le même chantier, nous vous en aviserions immédiatement et vous pourrez modifier votre choix.

« Pour la réfection du toit de l’école du camp de Borj el Barajneh »

Le toit, d’un peu moins de 100 m2, de la salle du dernier étage du centre d’accueil des femmes du camp de Borj el Barajneh, géré par l’association « Najdeh », est fait de tôles métalliques (appelées ‘’zinco’’) absorbant la chaleur, posées directement sur les quatre murs, sans aération suffisante, ce qui rend l’utilisation de cette salle quasi impossible pour les 150 enfants qui fréquentent ce centre en soutien scolaire. Le traitement de ce chantier primordial fera en même temps un excellent cours pour les stagiaires en formation professionnelle. Nous aurons quelques tôles de ‘’zinco’’, rouillées et percées, à changer (cours sur la sécurité). Puis nous aurons à fixer sous ces tôles une couche épaisse et efficace d’isolant que nous recouvrirons d’un contreplaqué à peindre. Et nous percerons des trous d’aération en bas et en haut des murs, permettant une ventilation naturelle et économique (sans parler d’être aussi écologique), trous que nous protégerons par des grilles. L’achat des tôles, de l’isolant réflecteur (type Expert 70**, constitué de 17 éléments, trouvé à la « Plateforme du Bâtiment » à près de 20 € le m2), du contreplaqué, de la visserie et autres à côté, de la peinture, nous amène à estimer le coût de ce chantier à 3.000 €. Il nous sera facile, sur place, de réaliser le petit reportage « Avant », « Pendant » et « Après » que nous vous enverrons.

« Pour la réfection du mur de la cage d’escalier de l’école de Borj el Barajneh»

Dans cette même école ou plus exactement ce centre pour femmes du camp de Borj el Barajneh, un mur d’escalier est rongé par l’humidité. La responsable du centre, Mariama, tente de le faire enduire et repeindre tous les ans, et c’est tous les ans la même catastrophe, la peinture s’écaille et elle a honte de recevoir ici des femmes qui ont besoin d’un accueil plus adapté à leur moral en berne. Le traitement efficace de l’humidité nécessiterait des travaux extérieurs (impossible dans ce cas) ou d’empêcher les remontées humides par capillarité (autres travaux impossibles). Il ne nous reste qu’à recouvrir le mur de plaques de BA13 hydrofuge (sorte de placoplâtre) vissées sur tasseaux, et percées d’ouvertures d’aération naturelle en haut et en bas. Ces plaques hydrofuges pourront alors être peintes durablement. Nous avons estimé le coût des matériaux de ce chantier si utile à 500 €. Là encore, ce chantier servira d’excellente école de formation à la menuiserie pour les stagiaires en formation professionnelle. Là encore, reportage-photos facile des divers stades de réalisation du chantier-formation et des stagiaires y participant.

Et comme Mariama, dynamique et courageuse, refusant de se laisser gagner par le découragement, a eu confiance en nous, elle nous a montré d’autres « bricolages » à faire dans son centre-école et qu’elle espère que nous réaliserons : bricoler une fenêtre qui laisse passer la pluie dans une salle ; un lino qui s’est décollé et qui se coupe ; des étanchéités à revoir, etc. L’achat ici (chez Leroy-Merlin ou Castorama) pour être emmené dans la valise en soute, du matériel et petit outillage nécessaire à ces chantiers (pistolet à colle et colle à verre et métal, silicone et produits d’étanchéité, rouleaux d’adhésif pour lino, cutter et lames, petit outillage qui sera laissé aux stagiaires pour les inciter à s’en servir, par exemple une mallette d’outils vue à 55 € chez Lidl, etc.) mais aussi l’achat de matériel de sécurité pour travailler sur le toit (changement des tôles) et en hauteur (à la fenêtre), tels que casques de chantier, harnais de sécurité et cordages, etc. peuvent être estimés aussi au bas mot à 500€. Le libellé serait alors : « Divers travaux à Borj el Barajneh. Et achat des matériels de sécurité ».

« Pour rendre habitables des logements insalubres du camp de Chatila».

Dans le camp de Chatila, ce sont les fondateurs et animateurs de l’association « Rêves de Réfugiés », Sobhi, Othman, Tarek et Jalal, qui connaissent le mieux les personnes et familles les plus démunies, abandonnées, qui souffrent à vivre dans des taudis infects, Qui sont donc en priorité les gens à sauver de cette misère profonde. En fonction du nombre de bénévoles et de leur profil professionnel, et de la durée de leur séjour, nous pouvons aujourd’hui estimer à 5 le nombre de pièces-logements que nous pourrions rendre habitables tout en prenant le temps de former les stagiaires volontaires à la formation professionnelle. Là encore, le compte-rendu « Avant », « Pendant » et « Après » sera aisé pour nous à votre intention si, au lieu d’un don au « Pot commun » vous avez spécifié « réfection d’un logement de Chatila ».

La terre battue du sol, encrassée depuis 70 ans de camp, doit être remplacée par du carrelage (les plus pauvres, les veuves et les personnes âgées, les plus démunis, restent vivre à raz du sol des ruelles, dans les miasmes des égouts et des détritus, dans une pièce souvent sans fenêtre. Avec un peu d’argent, on peut aménager dans un étage, où la fenêtre laisse passer la lumière et un peu d’air moins puant). Donc couche de sable, chape de béton, ciment-colle et carrelage. Pose gratuite par les bénévoles et les stagiaires en apprentissage. Achat des matériaux pour 15-20 m2 de sol : environ 300 €.

Installation de l’arrivée d’eau dans le logement (au lieu d’aller la chercher au broc à la fontaine, même si l’eau de Chatila est calcaire et saumâtre), tuyaux en plastique (moins cher que le cuivre ou l’acier) à amener à un robinet d’évier, à un lavabo-douchette, à un W.C. avec chasse d’eau. Entre 300 et 450 € de matériel (évier, W.C., lavabo, douchette, tuyaux d’adduction).

Le raccordement au tout-à-l’égout dans la ruelle (un tout-à-l’égout très relatif, crevé à de multiples endroits), environ 100 €.

L’installation électrique du logement. Fils sécurisés, prises, interrupteurs, points d’éclairage. Compter 250 €.

La menuiserie pour une fenêtre et une porte : 350 €.

L’enduit des murs et du plafond (souvent infiltré d’eau de pluie, par manque d’étanchéité), les peintures. Achat plaques étanches, enduits, peintures : 450 à 500 €. Le coût des fournitures nécessaires à la réfection totale d’un logement insalubre est ainsi estimé à entre 1.500 et 1.900 €.

Nous espérons pouvoir en offrir au moins 5 aux plus démunis de Chatila le temps de notre présence dans le camp. Et en même temps former aux métiers du bâtiment, afin que ces rénovations puissent continuer après notre départ, le plus grand nombre possible de stagiaires, pour les aider à sortir du chômage et de la misère.

4. Les locations d’outils.

Nous serons obligés de louer sur place un poste à soudure et ses bouteilles, deux perceuses électriques, une ou deux échelles, une carrelette pour tailler les carrelages à la bonne dimension, etc. Acheter une ou deux pelles pour faire le ciment-colle, etc. Ce poste va avoisiner au total les 500 €. Mais peut être détaillé et correspondre à des dons d’un montant inférieur. Toutes les factures acquittées seront évidemment ramenées à l’AFPS et seront consultables par tout donateur. Les dons pour ce poste « Location d’outils » vont vraisemblablement, sauf décision d’une donatrice ou d’un donateur, faire partie du « Pot commun », du budget général.

5. L’ensemble des frais annexes mais nécessaires : le voiturage de l’aéroport aux camps lors de l’arrivée des bénévoles, et pour leur départ, l’achat de l’outillage manquant et de la visserie, les imprévus, la petite fête pour la remise des certificats ou diplômes aux stagiaires méritants que cette reconnaissance de leur volonté de s’en sortir pourra stimuler, etc. Là aussi, chaque dépense sera acquittée sur facture archivée ensuite à l’AFPS. Les dons spécifiques pour ce poste seront donc dûment justifiés. En cas de carence de dons spécifiques pour les frais annexes, ce poste sera assumé par le « Pot commun », le budget général.

Il restera un très gros chantier que les responsables de « Rêves de Réfugiés » avaient pointé comme primordial, essentiel, c’est celui de l’amélioration du réseau électrique, en particulier du gainage des fils électriques tapissant les ruelles du camp. Les électrocutions mortelles sont trop nombreuses pour que l’on ne s’en soucie pas et ne mettions pas fin à cette insécurité. Le profil des bénévoles inscrits à ce jour ne permet pas d’attaquer de façon efficace et significative cet énorme chantier. Mais nous avons rendez-vous le 15 septembre à Paris avec des représentants de l’association « Electriciens Sans Frontières », qui pourraient venir établir sur place pour réaliser une mission d’identification : diagnostic, estimation des coûts, étude de faisabilité. Nous en reparlerons donc plus tard.

Pour le moment, vos dons, qui vont permettre la réalisation de chantiers tant à Chatila qu’à Borj el Barajneh, peuvent être adressés à :

AFPS Paris 14 ème-6ème
Maison des Associations du 14ème
Boîte 52
22 rue Deparcieux
75014  Paris.

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « AFPS Paris 14-6 », en indiquant au verso « Projet Chatila » et en spécifiant lors de l’envoi « pour le Pot commun » ou pour tel ou tel chantier ou pour telle ou telle utilisation.

Vous recevrez le reçu fiscal au nom et à l’adresse que vous nous indiquerez.

Mille mercis !

Avec toutes les amitiés de l’équipe !

Contact

 

Appel à bénévoles pour projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés de Chatila et de Borj el Barajneh

L’AFPS plaide et agit pour le retour légitime des Palestiniens sur une terre dont ils ont été chassés. Devant le blocage de la situation diplomatique et politique, et le maintien des réfugiés depuis 1948, dans des camps qui devaient être provisoires, l’AFPS souhaite, à court terme, et sans aucunement remettre en cause le droit au Retour, alléger les conditions souvent inhumaines et indignes dans lesquelles ils se débattent en 2016, près de 70 ans après la Naqba.

Or les réfugiés palestiniens des camps de Chatila et de Borj el Barajneh, à Beyrouth, lancent un appel à bénévoles pour les accompagner dans leur double initiative.

Projet

Avec leur association Rêves de Réfugiés, ils ont commencé à réhabiliter des logements insalubres et des ruelles du camp de Chatila (en particulier réseaux électriques qui présentent d’importants risques d’électrocution) afin d’améliorer leurs conditions de vie, quel que soit leur futur (retour ou enlisement pour encore longtemps). Et ils ont besoin de compagnons bénévoles connaissant les techniques et métiers du bâtiment pour mener à bien ces rénovations.

A l’occasion de ces chantiers de rénovation des bâtiments, de voirie et de réseaux, ils demandent qu’on les aide à se former professionnellement aux métiers de la vie de tous les jours. Cette formation professionnelle assurée par les bénévoles a pour but d’aider les jeunes Palestiniens à sortir du chômage, donc de la misère et de la dépendance aux organismes internationaux et à Israël (plus tard, nous envisagerons des activités analogues en Cisjordanie.

Yann Renoult - Wostok Press

Yann Renoult – Wostok Press

Dangers et insalubrité existent également au camp de Borj el Barajneh, où l’amélioration indispensable d’une école de 150 élèves a été identifiée avec Najdeh, association d’aide sociale aux femmes réfugiées palestiniennes. Cette association a également exprimé le souhait d’un appui à la formation professionnelle pour femmes.

Profil des bénévoles

Professionnels du bâtiment (maçons, carreleurs, électriciens, plombiers, peintres, menuisiers, etc.) ou excellents bricoleurs, même retraités, passionnés de rénovation. Les bénévoles auront à former professionnellement les jeunes du camp à ces métiers de façon à leur permettre d’entrer dans le marché du travail (au camp, au Liban ou à l’étranger) voire de se mettre à leur compte, et de gagner leur vie.

Les bénévoles peuvent être des adhérents de l’AFPS, des membres d’organisations partenaires, des sympathisants, des personnes voulant agir en faveur des Palestiniens, et toute personne, quel que soit son âge, voulant participer activement à ces chantiers, à ces formations professionnelles..

Est possible un séjour seul, en couple, ou à deux ou trois copains/copines, ce qui peut rendre le séjour très agréable et votre action à Chatila tout aussi efficace.

Pas seulement les hommes ! En parallèle aux chantiers qui formeront aux divers métiers du bâtiment, vous pourriez, mesdames qui possédez des connaissances professionnelles en divers domaines, les transmettre aux jeunes femmes des camps de Chatila et de Borj el Barajneh afin de les aider à sortir du chômage et de la misère. Venez en couple ou bien à deux ou trois copines et nous organiserons des stages pour la formation professionnelle féminine dans les camps. Quelques souhaits de formation ont été exprimés : coiffure, manucure, esthétique, hygiène personnelle et collective, restauration, décoration, lutte contre la violence, soutien psychologique, etc. Ces activités seront menées principalement avec l’association Najdeh.

Opérations de formation professionnelle

Les opérations de formation professionnelle (travaux de réhabilitation de bâtiments et d’infrastructures, réseaux électriques, formation aux métiers féminins, etc.) seront définies conjointement avec les représentants des associations partenaires et avec le représentant de l’AFPS. Les matériaux et outillages nécessaires aux opérations seront fournis par l’AFPS et les associations partenaires. La réussite de chaque opération fera l’objet d’une évaluation. Elle ne se limitera pas à la bonne réalisation des travaux envisagés mais privilégiera la réussite de la formation professionnelle.

Dates

Entre la mi-septembre et la mi-novembre 2016, pour une première phase du projet. Une semaine, deux semaines… La durée que vous pouvez et que vous voulez ! Nous organiserons les stages en fonction des disponibilités que vous nous aurez précisées. Profitez de cette souplesse pour vous engager !

Organisation

Le groupe local de l’AFPS Paris 14ème-6ème pilote cette action. Un militant français de l’AFPS sera présent à Chatila de la mi-septembre à la mi-novembre afin d’accueillir les bénévoles à leur arrivée à l’aéroport, les installer dans les hébergements proposés par l’association Najdeh, leur donner toutes les indications concernant leur séjour et leur implication, et leur assurer les meilleures conditions de séjour. Les coordonnées de ce permanent (adresse mail et téléphone) seront communiquées aux bénévoles à la suite de leur inscription.

Il est envisagé en principe que les volontaires organisent eux-mêmes et prennent en charge leur voyage. Notre groupe local prendra en charge, si nécessaire, tout ou partie des frais de logement. Pour toute question ou suggestion relative au voyage et à l’hébergement, merci de nous contacter.

Présentation du contexte

Nous avons élaboré un cahier de présentation du Liban et de Beyrouth (historique et généralités), du camp de Chatila, de l’association locale à l’initiative des stages, des travaux à réaliser et des formations conjointes, des sites historiques et touristiques libanais à visiter hors des jours de travail (avant ou après la mission), des conditions de séjour (visa, argent, téléphone, avions, hébergements, etc.). Ce cahier « Chatila pratique » vous sera envoyé en fichier par mail sur simple demande.

Nous pouvons vous transmettre le compte rendu de la mission d’identification du projet qui a été réalisée du 25 mai au 1er juin et nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Pour vous inscrire

Envoyez-nous par mail un bref document mentionnant vos nom et prénoms, votre âge et vos coordonnées (adresse postale, adresse mail, téléphone) et présentant brièvement votre expérience professionnelle, vos compétences, techniques ou pédagogiques, en rapport avec le projet, les précisions que vous souhaiteriez donner sur vos motivations, en nous signalant les remarques ou interrogations particulières que vous souhaiteriez formuler. Nous vous contacterons.

Contributions financières et diverses

Celles et ceux qui ne peuvent pas faire le voyage cet automne ou qui ne se sentiraient de vocation de formateurs bénévoles peuvent cependant participer au soutien aux réfugiés palestiniens et à nos partenaires, de multiples manières, en prenant des contacts utiles pour l’organisation et le développement du projet et pour le renforcement des partenariats, en diffusant l’appel à bénévoles et en recherchant des candidats, en participant aux diverses activités répondant à des demandes de nos partenaires, en se rendant sur place pour prendre connaissance de la situation des réfugiés et de l’action des associations partenaires, apporter un soutien aux équipes, et apprécier les réalisations du projet et l’impact des opérations de formation.

Ils peuvent aussi contribuer au financement des opérations de formation ou d’autres actions de solidarité qui seront proposées (parrainages en particulier). Un reçu fiscal correspondant sera envoyé. Vous serez informés du déroulement des opérations et des résultats obtenus.

 

Contacts :

Groupe local AFPS Paris 14ème-6ème

Boîte 52 – Maison des Associations du 14ème
22 rue Deparcieux – 75014 Paris

E-mail : afps.paris14.6@gmail.com

La violence des colons israéliens, bras armé de l’expansion des colonies en Cisjordanie – Mardi 24 mai

Réunion publique organisée par les groupes locaux AFPS Paris Centre, AFPS  Paris 14-6, AFPS Paris Sud, le CJPP5 et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine 

Nasser Dawabsheh, oncle du bébé tué avec ses parents à Duma pendant son sommeil par des colons israéliens dans l’incendie criminel de leur maison, témoignera du quotidien de dizaines de villages de Cisjordanie menacés par les « avant-postes », l’impunité des colons, la répétition des attaques.

Médecins du Monde et Première urgence internationale présenteront les conséquences de la violence des colons sur la santé mentale et sur les conditions de vie des Palestiniens, ainsi que leur travail de terrain pour les atténuer.

Médecins du Monde et Première urgence internationale exposeront aussi le lien entre la violence des colons et l’expansion des colonies, et discuteront des actions possibles des Etats tiers, en particulier de la France.

Mardi 24 mai à 20 heures
au FIAP, salle Lisbonne – 34, rue Cabanis 75014 Paris

Inscription souhaitée : afps.pariscentre@gmail.com

Entrée gratuite. Une participation aux frais sera appréciée.

Compte-rendu de la réunion

Nettoyage ethnique, colonisation : Jérusalem/Al Quds résiste ! – Conférence-débat mardi 22 mars avec Mustafa Muhammad

Sans titreMustafa Muhammad est un Palestinien de Jérusalem-Est, un urbaniste diplômé de l’Université Paris IV Sorbonne et un chercheur à l’Université de Bir Zeit. Il a encadré plusieurs voyages en Palestine auxquels ont participé des adhérents de notre groupe local.

Mardi 22 mars à 19 h 30

Salle Colombani (Bâtiment Colombani – Les Petits Débrouillards)
82, avenue Denfert Rochereau 75014 Paris (Ancien site de l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul)
Métro : Denfert-Rochereau ou Port-Royal

Accès à la salle

Le désastre écologique de l’occupation israélienne en Palestine et la question de l’eau

Le Groupe local de l’AFPS Paris 14ème-6ème, avec le soutien d’Europe Ecologie Les Verts Paris 14 et de la section de la Ligue des Droits de l’Homme Paris 14/6, a organisé le mardi 10 novembre une soirée sur le thème « Le désastre écologique de l’occupation israélienne en Palestine et la question de l’eau » à la salle des fêtes de la Mairie du 14ème arrondissement.

Cette soirée s’est déroulée normalement malgré quelques tentatives d’intimidation du BNVCA et du CRIF.

Mairie_du_14e_arrondissement-3   entrée

Dès 19 h, le public a pu visiter l’exposition « L’eau, soif d’échanges », qui présente la situation de l’eau en Palestine à partir de l’exemple de la coopération entre Aqabat Jaber, Besançon et Neuchâtel.

expo 1    expo 2

De 19 h 30 à 20 h 30, ce sont environ 200 personnes qui ont assisté à la projection du film « L’eau de chez nous, l’eau de chez eux », documentaire de Frédéric Vigné qui présente la question de l’eau et de l’assainissement en Palestine occupée.

Cette projection a été suivie d’une conférence et d’un débat avec Jacques Fontaine, membre de l’AFPS, enseignant et chercheur, agrégé de géographie, maître de conférences honoraire à l’Université de Franche-Comté, auteur du cahier de l’AFPS n° 22 : « L’eau, enjeu du conflit israélo-palestinien », et Pascal Durand, Député écologiste européen, ancien Secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts, qui a participé en juillet dernier à une délégation du Parlement européen en Cisjordanie occupée, consacrée aux aspects écologique des rapports israélo-palestiniens, notamment en matière d’accès à l’eau.

conférenciers

Jacques Fontaine a développé le mécanisme typiquement  colonial et profondément inégalitaire de l’utilisation de l’eau de la Palestine en Cisjordanie en termes d’accès, de consommation, de distribution et de coût, le tout sous contrôle étroit des autorités militaires  israéliennes. Il a insisté sur les conséquences  de cette situation sur l’agriculture et sur la santé de la population palestinienne. Il a précisé que Gaza risque de ne plus avoir d’eau potable d’ici seulement quelques années.

conférence 2  conférence 1

Pascal Durand, après avoir rappelé qu’il avait personnellement constaté sur place le caractère insupportable de la situation, a insisté sur le rôle que devrait avoir une suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël pour faire reculer Israël, faire respecter les Droits de l’Homme en Palestine occupée et pour aboutir à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Rassemblement en solidarité avec le peuple palestinien et sa jeunesse – 21 octobre à 18h – Place de l’Opéra

Depuis des mois, des événements d’une gravité extrême meurtrissent la Palestine. En Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza, l’armée israélienne tue. Les colons massacrent, provoquent, profanent et démolissent sans limite, au mépris des principes fondamentaux du droit international.

Le gouvernement israélien porte l’entière responsabilité de la dégénération d’une situation devenue explosible et incontrôlable.

C’est pourquoi en solidarité avec la résistance palestinienne, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle tous les démocrates épris de paix et de justice à se rassembler.

Nous dirons avec force :
• Stop à l’agression israélienne
• Sanctions contre Israël
• Solidarité avec le soulèvement de la jeunesse palestinienne
• Arrêt du blocus de Gaza
• Respect de la résolution 194 sur le droit au retour
• Libération de tous les prisonniers politiques palestiniens
• Mise sous protection internationale du peuple palestinien
• Reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien

Plus que jamais :

La France doit reconnaître l’Etat de Palestine, agir au Conseil de Sécurité pour faire échec au gouvernement de Benyamin Netanyahou

La France doit agir en Europe pour la suspension de l’accord Union européenne/Israël

Rassemblement

mercredi 21 octobre 18 heures

Place de l’Opéra

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Signataires membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestinien

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Gauche Unitaire (GU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

Un Etat palestinien : « le moment venu », c’est maintenant !

Journée nationale d’action

10 octobre 2015

à Paris, place de la République à 15 heures

pour la reconnaissance immédiate de l’Etat de Palestine

 

Le préambule de la déclaration universelle des droits de l’Homme considère

Les Palestiniens privés de leurs droits nationaux fondamentaux, aspirent à redevenir libres et à vivre dans un Etat souverain et viable. Mais c’est un fait, en occupant et en colonisant la terre palestinienne, en entravant la liberté de circulation par un blocus strict à Gaza et un mur d’annexion en Cisjordanie, en s’appropriant les terres, les maisons et l’eau, l’Etat d’Israël se place dans le déni du droit international, en rupture avec la déclaration de droits de l’Homme et de la convention internationale des droits de l’enfant.

On a longtemps espéré que la solution pour une paix juste et durable viendrait de la négociation entre Israéliens et Palestiniens. Mais depuis longtemps déjà, cette solution a montré son inefficacité. Sans l’intervention politique et diplomatique des Etats du monde, de l’ONU, de l’UE, pour faire appliquer les résolutions des Nations Unies, sans l’intervention citoyenne pour exiger d’Israël qu’il cesse de nier et d’entraver les droits nationaux du peuple palestinien et sa légitimité à disposer de lui-même, rien n’est à attendre de nouvelles et hypothétiques négociations.

Et si des avancées substantielles ont vu le jour avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine comme membre à part entière de l’UNESCO et l’admission de la Palestine comme Etat observateur à l’ONU, cela reste insuffisant.

135 pays comme dernièrement la Suède, ont choisi de reconnaitre officiellement l’Etat de Palestine, la France a demandé au Président de la République, par la voix de son parlement, de faire le même choix.

Malgré cette demande de la représentation nationale, la décision n’est toujours pas prise, même si le ministre des affaires étrangères en reconnait la légitimité, et déclare que cette reconnaissance se fera « le moment venu ».

Pendant ce temps, la colonisation se poursuit et Israël refuse de prêter ne serait-ce qu’une oreille, aux tentatives de la France de donner un cadre international à la recherche de la paix, alors les tergiversations ne sont plus supportables.

« Le moment venu », c’est maintenant ! En aval du vote de l’Assemblée Nationale et du Sénat en décembre 2014, le Collectif a lancé une campagne citoyenne pour la reconnaissance immédiate de l’Etat de Palestine, en proposant à la signature, une carte pétition adressée au Président Hollande pour exiger cette reconnaissance.

Pour marquer sa volonté de poursuivre jusqu’à la reconnaissance effective de l’Etat palestinien, le collectif national invite tous les démocrates épris de paix et de justice à participer à la journée d’action nationale et décentralisée qu’il organise le 10 octobre 2015. Ce sera l’occasion d’exprimer leur colère et leur volonté que la demande présentée au Président soit enfin prise en considération.

 

Signataires membres du Collectif pour une paix juste et durable en Palestiniens et Israéliens 

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association Ailes-femmes du MarocAssociation des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) Confédération Générale du Travail (CGT) – Ensemble – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – La Courneuve-Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

 

« The Lab », Film documentaire de Yotam Feldman, lundi 14 septembre à 20h aux 7 Parnassiens

arton2997Dans « The Lab », le réalisateur Yotam Feldman dévoile l’industrie militaire israélienne et son fonctionnement, il interviewe des protagonistes majeurs du marché israélien de la sécurité. Il développe sur le rôle de l’industrie au sein de la société et de l’économie israéliennes. Durant les dernières années les exportations militaires israéliennes ont atteint le niveau sans précédent de 7 milliards de dollars par an. 20% des exportations israéliennes sont militaires ou d’ordre militaire et Israël est maintenant le quatrième plus gros exportateur de matériel militaire. L’industrie militaro-industrielle israélienne développe et teste de nouvelles armes. Les médecins palestiniens, en soignant les victimes d’attaques israéliennes, découvrent souvent de nouvelles types de blessures.

Dans le cadre de Ciné ATTAC, nous organisons une projection de « The Lab » le lundi 14  septembre 2015 aux 7 Parnassiens.

La projection sera suivie d’une discussion avec le public, animée par Patrice Bouveret, Directeur de l’Observatoire des armements.


TARIF PLEIN : 9€80
TARIF RÉDUIT : 7€ sur présentation du tract

Télécharger le tract : Ciné Attac Afps – The Lab