Concert Justice 4 Palestine – Mardi 15 mai

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Dans le cadre de sa Campagne 2018/Justice pour la Palestine, 2018/Année des réfugiés palestiniens :

L’AFPS organise un grand événement le 15 mai, jour de commémoration de la Nakba : un concert, « JUSTICE 4 PALESTINE » au Cabaret sauvage à Paris !

NOS ARTISTES : **HK** // **Mouss & Hakim Sound system** // **Al Kamandjâti** // **Mohamed Najem & Friends** // **Trio Charq-Gharb** // **Abeer et sa troupe Dabka Palestine** // **Delinquante** // **Thomas Pitiot**

>>Pensez à partager l’événement Facebook !

L’année 2018 marque les 70 ans de la création de l’État d’Israël et de l’expulsion des Palestiniens.

Pour les Palestiniens, la Nakba – la catastrophe – désigne les massacres, les expulsions et l’exode subis entre 1947 et 1951 qui ont précédé et accompagné la proclamation de l’État d’Israël. La date communément retenue pour commémorer la Nakba est le 15 mai 1948.

Au total, plus de 500 villages palestiniens et 11 quartiers de villes palestiniennes seront détruits ou rasés, environ 800 000 palestiniens seront expulsés vers le Liban, la Jordanie, la Syrie, Gaza, la Cisjordanie et deviendront réfugiés. Ce processus de dépossession et d’expulsion, démarré avant 1948, est toujours à l’œuvre aujourd’hui.


***POUR ACHETER VOS PLACES***

https://www.weezevent.com/justice-4-palestine

http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musiques-de-France-Europe-JUSTICE-4-PALESTINE-NI7NK.htm#/disponibilite/b41f840ec0a82814d03eba6afaeefa93/normale

https://www.digitick.com/justice-4-palestine-concert-cabaret-sauvage-paris-15-mai-2018-css4-digitick-pg101-ri5387909.html


L’AFPS organise ce concert en partenariat avec :

MRAP // UNEF le syndicat étudiant // Politis // l’Humanité // Collectif National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens // Sortir du Colonialisme // CVPRPO // Plateforme des ONG françaises pour la Palestine // Liberté pour Salah Hamouri // 2018 – Le Temps de la Palestine // Cabaret Sauvage // Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) // Radio Orient

Nos remerciements pour l’affiche réalisée par Fred Sochard

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu ni à Paris, ni à Bruxelles !

Le Président Trump vient de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et de décider d’y transférer son ambassade. Ces décisions qu’Israël et son Premier Ministre Netanyhaou demandaient depuis des années sont illégales au regard du Droit international.

Le Président Macron a jugé cette décision « regrettable » et a affirmé que la France ne la soutenait pas car « elle contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».

L’Union Européenne a mis en garde contre les graves répercussions que cette décision pourrait entraîner. « Une solution doit être trouvée à travers des négociations pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale de deux Etats (israélien et palestinien), de façon à ré-pondre aux aspirations des deux parties », a déclaré Fédérica Mogherini au secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson qu’elle recevait mardi.

La décision américaine prise sous la pression des évangélistes, conforte la politique de colonisation et d’annexion du gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu, et ses violations constantes des droits de l’Homme et du droit international.

Dans ces conditions, la prochaine visite du premier ministre israélien à Paris le 10 décembre, et à Bruxelles où il s’est invité à une réunion informelle des ministres des affaires étrangères, doit être l’occasion pour les autorités françaises et européennes de manifester une opposition ferme à la politique guerrière du gouvernement israélien et d’adopter enfin des mesures effectives à commencer par la reconnaissance de l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale.

Rassemblement le 9 décembre à 14h sur la place de la République.

 

La Terre parle arabe, lundi 12 juin aux 7 Parnassiens

Film documentaire palestinien réalisé par Maryse Gargour en 2007.

Le film de Maryse Gargour est construit essentiellement sur des citations des leaders sionistes, sur des archives audiovisuelles inédites, sur la presse de l’époque et sur des documents diplomatiques occidentaux, croisés avec des témoignages de personnes ayant vécu directement cette période. Le fil conducteur historique est donné par l’historien Nur Masalha. « La Terre parle arabe » croise le regard de l’historien et du cinéaste pour soulever une vérité brûlante, celle du nettoyage et de la spoliation de la terre palestinienne par les sionistes.

Suivi d’un débat animé par Sandrine Mansour

Née d’un père palestinien et d’une mère française, Sandrine Mansour est docteur en histoire (thèse auprès de Henri Laurens) et chercheur au CRHIA (centre de recherches en histoire internationale et atlantique) à l’université de Nantes. Auteure de L’histoire occultée des Palestiniens (1947-1953).

lundi 12 juin à 20 h aux 7 Parnassiens

98 boulevard du Montparnasse 75014 Paris, métro Vavin

Dans le cadre de

  

et de la Campagne 2017 / Justice pour la Palestine !

Tarif réduit sur présentation du tract à télécharger

Les produits AHAVA sont encore fabriqués dans la colonie de Mitzpe Shalem en Palestine occupée

En avril 2015, un protocole d’accord de cession a été passé entre les actionnaires de AHAVA et le groupe chinois FUSON. En novembre 2016, la cession n’était pas totalement effectuée.

Il a aussi été annoncé alors un transfert de l’entreprise de Mitzpe Shalem à Ein Gedi, oasis israélienne de l’autre côté de la Ligne Verte.

En novembre 2016,  Ahava, usine et centre de visiteurs à Mitzpe Shalem, colonie israélienne en Cisjordanie (West Bank sur les emballages)  sont toujours opérationnels.

La colonisation israélienne croissante est un des obstacles majeurs à la paix entre Palestiniens et Israéliens, dans des frontières d’États respectifs  internationalement reconnus.

Étiquetés il y a peu « Israël » ou « West Bank » actuellement, les produits AHAVA sont vendus avec une étiquette trompeuse. (infraction à l’art. L 121-1 du Code de la consommation)

ACHETER DES PRODUITS AHAVA, C’EST PARTICIPER (INVOLONTAIREMENT) À L’OCCUPATION ILLÉGALE  DE LA PALESTINE ET FAIRE OBSTACLE À LA CONSTRUCTION DE L’ÉTAT DE PALESTINE.

Suspension de l’accord d’association de l’Union européenne avec l’État d’Israël

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Occupation : pas d’accord !

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa résolution 2334 du 23 décembre 2016, « exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, (…) »
« (…) Demande l’adoption immédiate de mesures énergiques afin d’inverser les tendances négatives sur le terrain, qui mettent en péril la solution des deux États ; (…) »
« Décide de demeurer saisi de la question. »
De simples condamnations formelles sans conséquences concrètes ne pourront aboutir à la fin de l’occupation ni même à l’arrêt de la colonisation.

Il faut mettre fin à l’impunité de l’État d’Israël, par de vraies sanctions !

Nous demandons que l’Union européenne suspende son accord d’association avec Israël tant que ce pays poursuivra la colonisation et l’occupation de la Palestine.

(Accord euro- méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et l’État d’Israël, signé le 20 novembre 1995, entré en vigueur le 1er juin 2000, publié le 20 juin 2000)
Cet accord vise le développement du libre échange, le renforcement de la coopération et l’instauration d’un dialogue politique entre les parties. Il permet aux produits israéliens (à l’exclusion de ceux produits dans les colonies en Palestine) de pénétrer sur le marché européen à un tarif douanier préférentiel.
Les considérants et l’article 2 de l’accord précisent qu’il est fondé sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques. Or l’État d’Israël viole les droits des Palestiniens et les principes démocratiques en ce qui les concerne, pratique la colonisation, qui constitue un crime de guerre, viole la Charte de l’ONU et les résolutions sur la Palestine et les Palestiniens. Il viole des clauses commerciales de l’accord en faisant passer les produits des colonies comme des produits « Made in Israël ».

Depuis le 16 novembre 2016, une campagne nationale lancée par plusieurs dizaines d’associations françaises dont la nôtre, demande à l’Union européenne sa suspension,

et une pétition est à signer : http://www.france-palestine.org/Campagne-pour-la-suspension-de-l-Accord-d-association-UE-Israel

Voir aussi

LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°3

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh

 

Après la fin des travaux et le retour des bénévoles : le temps de l’évaluation et des témoignages.

 

Le premier bulletin daté du 27 septembre vous avait informés du démarrage effectif du projet avec l’arrivée d’André. Un second bulletin diffusé à mi-octobre signalait l’arrivée de François, Emmanuel, Mathieu et David, bénévoles pour les chantiers du bâtiment, et décrivait les premiers chantiers : travaux de peinture à l’école de Rêves de réfugiés à Chatila, améliorations du centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh et travaux dans un premier logement à Chatila, chantier particulièrement difficile, au 8ème étage d’un immeuble, sous une terrasse particulièrement dégradée. Il signalait brièvement le début des appuis à Najdeh, avec l’arrivée de Françoise le 1er octobre.

Ce bulletin se terminait sur une interrogation sur la présence irrégulière des jeunes volontaires, explicable par la recherche quotidienne de petites activités rémunérées, parallèlement à leur participation aux travaux.

Les travaux et formations aux métiers du bâtiment

Les chantiers se sont poursuivis en octobre et novembre par des travaux de peinture au Centre psychosocial de Najdeh à Chatila et par un deuxième, puis un troisième chantier de logement.

Le projet s’est terminé sur le terrain le 12 novembre avec l’achèvement des travaux de remise en état du troisième logement et le retour en France du coordinateur, André, et des trois derniers bénévoles, Vincent, Hubert et Jean-Claude.

Au total, huit bénévoles se sont succédé pour des durées variables entre le 22 septembre, date d’arrivée du coordinateur, et mi-novembre sur les chantiers de bâtiment : amélioration de l’école de Rêves de réfugiés, de centres psychosociaux de Najdeh dans les deux camps et de trois logements à Chatila.

L’intérêt du travail dans des logements a été reconnu. Il permet, outre les améliorations substantielles des conditions de vie de familles pauvres, sélectionnées par Rêves de réfugiés de traiter des métiers diversifiés, incluant la plomberie et l’électricité.

Travaux de peinture dans un logement

Travaux de peinture dans un logement

Si ces travaux se sont achevés avec succès, le nombre des jeunes volontaires n’a pas répondu à nos attentes : Rêves de réfugiés avait évoqué 25 volontaires, nombre excessif et dont l’encadrement n’aurait pas pu être réalisé dans de bonnes conditions. Sept volontaires se sont présentés et quatre ont finalement été formés. Des diplômes leur ont été remis à l’occasion de la réception des travaux du logement de Maryam. L’un d’entre eux s’est immédiatement engagé dans une activité professionnelle.

La remise des diplômes

La remise des diplômes

L’appui à Najdeh

Françoise, psychologue a apporté son appui au jardin d’enfants de Najdeh à Chatila (70 enfants de 3 à 5 ans, répartis en trois classes et encadrés par trois animatrices) et a transmis à Najdeh un rapport sur son activité. Elle a ensuite poursuivi ses observations au Centre psychosocial de Najdeh à Chatila. Elle a été sollicitée par Najdeh pour participer à la formation de l’ensemble de ses psychologues.

Elisabeth, professeur d’anglais retraitée, a constaté l’intérêt de l’apprentissage de l’anglais pour les réfugiés, particulièrement pour les animatrices de Najdeh, dans un contexte où tous les manuels scolaires, fournis par l’UNRWA, sont rédigés en anglais. Amara, professeur de français, a malheureusement constaté l’absence d’intérêt pour l’apprentissage de notre langue et a dû passer à l’anglais. Isabelle, enseignante en Sciences de la vie et de la terre et monitrice de secourisme, a donné des cours de secourisme à des enfants et adolescents.

Bien que toutes les candidatures de bénévoles aient été présentées à Najdeh, les bénévoles déplorent une préparation insuffisante et de sérieuses lacunes dans l’accueil, du moins au niveau de la direction de Najdeh, grande association où l’information a parfois mal circulé.

Au-delà de ces difficultés, la mission aura permis de faire connaître la réalité des camps, le fonctionnement des écoles et des centres psychosociaux de Najdeh, d’établir de précieux contacts, de suggérer des idées nouvelles de futures coopérations, qui pourraient viser la formation des équipes d’animatrices et des psychologues avec qui des liens ont été créés pendant la mission, mais en prenant le temps d’identifier les besoins et de discuter en détails les conditions de réalisation de futurs projets.

Une classe de Najdeh à Chatila

Une classe de Najdeh à Chatila

Les témoignages

René, journaliste et écrivain, a bénéficié de l’appui d’Hervé Sabourin, directeur régional de l’Agence Universitaire de la Francophonie (Bureau Moyen-Orient), qui  l’a mis en contact avec sept jeunes élèves-interprètes libanaises, grâce auxquelles il a pu interviewer des réfugiés.

Un livret de témoignages est en cours de préparation. Il regroupera « Treize jours à Chatila – Portraits et paysage », réalisé par René, et les témoignages de Françoise, d’Elisabeth et d’Amara, et sera illustré par des photographies prises par François.

Ce livret sera diffusé aux adhérents de notre groupe local, à l’ensemble des groupes locaux de l’AFPS et à tous ceux qui ont participé au projet ou qui l’ont soutenu.

L’évaluation du projet

La déroulement et les résultats du projet posent de nombreuses questions sur sa préparation et sur son organisation, sur d’éventuels malentendus linguistiques ou culturels, voire sur la pertinence d’un projet de formation professionnelle dans un camp de réfugiés, en particulier à Chatila, lieu emblématique qui concentre déjà l’attention et les financements de multiples ONG. Les avis des bénévoles sont partagés sur ces questions.

L’évaluation du projet s’efforcera d’y répondre, en recueillant les avis de tous les bénévoles et de nos partenaires locaux.

Cette évaluation a commencé en décembre. Elle est encore en cours. Elle a été basée dans une première étape sur des entretiens avec l’ensemble des bénévoles, ayant travaillé sur les chantiers du bâtiment ou en appui à Najdeh, presque achevés.

Une réflexion menée sur la base des résultats de ces entretiens et de leur synthèse va permettre de préciser le contenu du dialogue qui sera mené avec les deux associations partenaires, d’en tirer des enseignements  pour la préparation de projets en général, sur la situation des réfugiés palestiniens et les perspectives de travail dans les camps, sur la pertinence et l’organisation souhaitable de projets de formation professionnelle

Nous prévoyons d’organiser une réunion début mai avec la participation des bénévoles disponibles pour présenter et discuter les conclusions de l’évaluation, avant de décider de suites à donner pour de nouveaux projets, en matière de formation ou dans d’autres domaines, avec les partenaires de ce premier projet ou avec de nouveaux partenaires, au Liban ou en Palestine.

Un grand merci à André et à tous les bénévoles, à nos partenaires, animateurs et animatrices de Rêves de réfugiés et de Najdeh, aux jeunes volontaires et élèves-interprètes !

LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°2

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh 

 

Les travaux au Centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh et dans un premier logement à Chatila

 

Le premier numéro daté du 27 septembre vous avait informé du démarrage effectif du projet. Ce second bulletin vous communique les principales informations sur les réalisations du projet du 27 septembre au 9 octobre.

Les bénévoles

François, électricien, polyvalent dans les métiers du bâtiment, est arrivé à Beyrouth le 27 septembre. Le même jour, Karim, bénévole qui devait arriver le 29 et rester six semaines à Beyrouth, nous a malheureusement indiqué qu’il avait été victime d’un accident du travail et qu’il devait donc annuler son voyage.

Antoine, cinéaste, dont nous avions rappelé le court-métrage sur les activités éducatives de Rêves de réfugiés dans le bulletin précédent, et Solenne, urbaniste, sont arrivés à Beyrouth le 28.

Françoise, psychologue, première bénévole auprès de Najdeh, est arrivée à Beyrouth le 30 septembre.

Avec l’arrivée d’Emmanuel et de Mathieu le dimanche 2 octobre, puis de David le lundi 3 octobre, l’équipe des bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment est maintenant de cinq personnes.

Les travaux et formations au centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh

L’achèvement des travaux de peinture réalisés à l’école de Rêves de réfugiés, qui ont finalement porté sur cinq salles de classe et un couloir, a permis d’engager les premiers travaux dans le centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh (revêtement du plancher, fenêtre).

La reprise de la couverture de la grande salle située au dernier étage du centre a été remise à plus tard, car les responsables du centre souhaitent maintenant remplacer la toiture en tôles par une dalle en béton ce qui nous dépasse un peu cette année.

Les matériaux pour les travaux de la cage d’escalier (tasseaux, plaques isolantes) ont été commandés le 28 septembre. La fixation de tasseaux aux murs et l’habillage par un mélaminé plastifié laissant respirer et s’assécher les murs constitue une solution durable qui évitera de devoir reprendre rapidement la peinture.

Les matériaux ont été acheminés le 29 septembre par les jeunes volontaires et l’ensemble des bénévoles présents et les travaux d’amélioration de la cage d’escalier ont pu commencer.  Ils se sont terminés le 2 octobre.

La façade du centre et le bureau de la responsable du centre ont également été repeints pendant cette période.

Les travaux d’amélioration d’un premier logement à Chatila

Préparation du béton sur la terrasse

Des travaux ont alors pu commencer à Chatila, avec la rénovation du logement de la famille El Tsaoui, le premier des trois logements visités par André à son arrivée.

L’appartement est situé dans la rue principale, prés du siège de Rêves de réfugié, au 8ème étage d’un immeuble, sous la terrasse qui n’est pas étanche. En conséquence, le béton du plafond se détache dangereusement par endroits et les infiltrations détériorent l’ensemble de l’appartement. La réalisation de l’étanchéité de la terrasse (ragréage de la dalle fissurée avant application de résine) a donc été considérée comme prioritaire.

Les matériaux nécessaires ont été achetés et

Travaux sur le plafond du logement

acheminés le 4 octobre. Le même jour, la dalle de béton de la terrasse a été nettoyée. Il a fallu évacuer du 8ème étage 70 sacs de gravats et détritus divers, puis y faire monter une importante quantité d’outillage et de matériaux. Les travaux sur la terrasse  ont commencé le lendemain, avec l’aide d’un maçon professionnel et avec la participation (pour des durées de présence malheureusement irrégulières) de cinq jeunes volontaires et se sont poursuivis pendant les jours suivants. L’application de la résine d’étanchéité sur la terrasse a commencé le 8 octobre.

Parallèlement, les travaux ont été engagés dans l’appartement lui-même à partir du 6 octobre avec le grattage des murs et une première couche de peinture et avec la reprise du plafond, puis avec les travaux d’électricité (en particulier avec la pose d’une gaine depuis le disjoncteur du rez-de-chaussée sur toute la hauteur de la façade) et de plomberie.

L’appui à Najdeh

Françoise, psychologue arrivée le 1er octobre, apporte son appui au jardin d’enfants de Najdeh à Chatila (70 enfants de 3 à 5 ans, répartis en trois classes et encadrés par trois animatrices).

enfants-de-chatila

Enfants de Chatila

Les activités prévues

Lors d’une rencontre avec plusieurs responsables de Najdeh le 3 octobre, celles-ci avaient demandé s’il était possible de réaliser des travaux de revêtement des murs d’une salle du centre psychosocial de Najdeh de Chatila. Ce centre a été visité le 7 octobre et il est prévu d’y intervenir prochainement.

Une salle du centre psychosocial de Najdeh à Chatila

Une salle du centre psychosocial de Najdeh à Chatila

Un premier bilan

Les travaux réalisés ou en cours depuis l’arrivée des premiers bénévoles à Beyrouth sont déjà significatifs : salles de classes de Rêves de réfugiés, centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh, étanchéité d’une terrasse et réhabilitation d’un logement choisi par Rêves de réfugiés à Chatila.

La réalisation des travaux et des formations dans ce logement a malheureusement été marquée par une présence irrégulière des volontaires, qui s’expliquerait par la priorité donnée par certains d’entre eux, de manière assez compréhensible, à des opportunités de petites activités rémunérées.

Cette question importante pour l’impact du projet en termes de formation professionnelle, objet principal du projet, sera discutée avec les responsables de Rêves de réfugiés.

LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°1

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh

 

LE PROJET A DÉMARRÉ !

 

Après quelques mois de préparation (voir Un bref rappel de l’historique du projet), notre projet de formation professionnelle a démarré sur le terrain le 22 septembre, avec l’arrivée à Beyrouth d’André, coordinateur du projet. Il a obtenu son visa sans difficulté à l’arrivée et a pu apporter deux valises d’outils.

Dès son arrivée, il a pris contact avec Najdeh pour mettre au point quelques questions logistiques, récupérer une partie des fonds nécessaires aux achats de matériaux et préciser la situation

André en réunion à son arrivée avec Tarek et des jeunes volontaires

André en réunion à son arrivée avec Tarek et des jeunes volontaires

des centres de Najdeh à Chatila et à Borj el Barajneh (voir Nos partenaires dans les camps de réfugiés).

 

Comme nous n’avons pas, pour cette première phase du projet, de bénévoles pour les métiers pratiqués dans le centre de formation professionnelle de Borj el Barajneh, les bénévoles auprès de Najdeh travailleront surtout à Chatila. Les bénévoles auprès de Najdeh seront logés dans un appartement situé rue Raouass.

André a discuté des travaux dans des bâtiments de Najdeh qui pourraient être utilisés pour la formation de jeunes volontaires aux métiers du bâtiment (voir Les activités prévues).

Un logement avant travaux

Un logement avant travaux

André a ensuite rencontré Rêves de réfugiés. Sobhi et Tarek lui ont présenté les quatre

premiers jeunes volontaires et proposé de reprendre la peinture de plusieurs salles de classe de l’école de Rêves de réfugiés, chantier non prévu initialement mais particulièrement opportun.

Le matériel nécessaire a immédiatement été acheté et les travaux ont été réalisés avec trois volontaires dès le samedi 24 et le dimanche 25.

André a visité le lendemain des logements dont la rénovation est considérée comme prioritaire par Rêves de réfugiés, en premier lieu un logement où vit une mère et ses cinq enfants, où seront réalisés en urgence des travaux d’étanchéité.

Les bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment pourront être logés dans une guesthouse ou dans un appartement mis à disposition par Rêves de réfugiés à Chatila.

Nos partenaires dans les camps de réfugiés

L’association Rêves de réfugiés est née à Chatila en 2011. Cette association de

réfugiés palestiniens bénévoles agit de façon complémentaire aux activités de Najdeh. Constatant qu’ils ne maîtrisent ni la date ni les modalités du retour mais qu’en attendant cet hypothétique retour, il faut vivre au lieu de se laisser aller au désespoir et à la misère (violences subies et appels à la violence, radicalisation, drogues, criminalité, maladies liées aux conditions inhumaines de vie, tyrannie des petits chefs, manque d’hygiène, etc.), cinq jeunes gens de moins de 30 ans (financièrement aidés par un père de famille qui a tout compris et ne compte pas sa générosité, Mohamed Afifi) passent leur temps libre, au retour de leurs journées de travail à Beyrouth, à faire l’école aux jeunes du camp, efficacement aidés par plusieurs dizaines de jeunes femmes bénévoles, dynamiques, compétentes et motivées. Puis, à côté des activités éducatives, ils se sont lancés dans la réponse pratique aux besoins matériels les plus criants du camp, en particulier la sécurisation des installations électriques, causes de trop nombreuses électrocutions. Ils souhaitent maintenant  former les jeunes hommes et femmes à des métiers de base pour les  aider à sortir du chômage à l’occasion de la rénovation de pièces insalubres où s’entassent des familles misérablement abandonnées : remplacer la terre battue du sol humide par un carrelage, ouvrir une fenêtre, installer un coin toilette, passer un coup de badigeon, et voilà un taudis devenu habitable et des sourires qui illuminent des visages !

Antoine Laurent, cinéaste qui retournera à Chatila pour suivre cette nouvelle phase des activités de Rêves de réfugiés, a réalisé un court-métrage sur les activités éducatives de l’association diffusé sur France 24 pour l’émission « Billet retour ».

L’association Najdeh compte 33 centres travaillant dans dix camps de réfugiés palestiniens au Liban et s’est tournée vers la formation des femmes et des enfants. Najdeh a résolument opté pour la non-violence en préparant activement le retour en Palestine. Il faut d’abord sortir les femmes et les enfants du climat de violence qui empoisonne les camps, puis leur apprendre leurs droits et les moyens légaux de les faire respecter. Et leur permettre de vivre leur indépendance grâce à des professions (coiffeuses, manucures, spécialistes de l’hygiène, réparatrices de téléphones portables et de télévisions, institutrices, etc.) qui les sortiront du chômage et de la dépendance. Avec ses écoles au centre des camps, ses salles de réunions claires, aérées et modernes, ses activités de formations professionnelles féminines, ses psychologues, sa gestion professionnelle et rigoureuse de ses activités, Najdeh est le fer de lance de la lutte des réfugiés palestiniens au Liban : pour sortir aujourd’hui de la misère tout en préparant un Retour quand ce sera possible. Une femme de caractère et de forte personnalité, Leila El Ali, dirige cet impressionnant réseau que nous avons décidé de soutenir par notre appel à bénévoles et par notre appel aux dons.

Najdeh dispose de deux centres à Chatila (un jardin d’enfants et un centre psycho-social) et deux centres à Borj el Barajneh : un centre de formation professionnelle (salon de coiffure et d’esthétique, studio d’apprentissage aux métiers audiovisuels, atelier de productions artisanales) et un centre psycho-social, que nous avions improprement qualifié d’école dans nos documents précédents, parce que fréquenté matin et après-midi par environ 150 enfants.

Un bref rappel de l’historique du projet

Dans sa démarche de recherche de projets, notre Groupe local a décidé de s’orienter vers la formation professionnelle. L’idée d’un projet de formation professionnelle dans les métiers du bâtiment à l’occasion de travaux dans le camp de Chatila, en liaison avec l’association Rêves de réfugiés, a été opportunément présentée début mai par Abeer Hamad, Présidente de l’Associations des Palestiniens en Île-de-France, qui revenait d’un voyage au Liban. Nous avons décidé d’effectuer immédiatement une mission d’identification, incluant une prise de contact avec Najdeh pour tenir compte plus largement des besoins de formation des femmes.

La mission d’identification a été réalisée du 28 mai au 1er juin et ses résultats ont été présentés aux adhérents début juin. Après mise au point et diffusion aux adhérents des documents issus de la mission, un appel à bénévoles a pu être diffusé largement à partir du 20 juin au-delà des adhérents et sympathisants de notre groupe local, à l’ensemble des groupes locaux de l’AFPS et à diverses organisations partenaires : Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui l’a repris sur son site, Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF), Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, Electriciens sans frontières.  Il a également a été diffusé début juillet à l’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale à Besançon et à l’Université d’été de l’AFPS à Angers.

Les premières candidatures nous sont parvenues dès fin juin. Les contacts avec les candidats se sont développés au cours des mois de juillet et d’août.

Les éléments disponibles début août sur le nombre de bénévoles (alors de 12) et les coûts du projet ont été utilisés pour préparer le lancement d’un appel à dons intitulé « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer », qui a été diffusé à partir du 20 août.

Quelques achats ont été effectués en France. Les premiers dons ont été recueillis à la suite de l’appel lancé le 20 août. Un grand nombre de mises au point pratiques, en matière de modalités d’achats, de transferts de fonds, de logistique (voyages aériens et accueil, hébergement) se sont poursuivies jusqu’au départ du coordinateur.

Les bénévoles

Au total, le projet mobilisera sur des durées variables entre le 22 septembre et le 15 novembre, une équipe de 18 personnes, aux profils variés.

Travaux de peinture par de jeunes volontaires

Travaux de peinture par de jeunes volontaires

En dehors d’André, coordinateur du projet, on compte 9 bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment et 5 bénévoles pour l’appui à l’association Najdeh (psychologue, enseignantes, écrivain et journaliste).

Antoine, cinéaste, et Solenne, urbaniste spécialiste de la réhabilitation de quartiers dégradés, seront également présents à Chatila.

Plusieurs bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment arriveront fin septembre et dans les premiers jours d’octobre. Françoise, psychologue en appui à Najdeh, arrivera le 30 septembre.

Les jeunes réfugiés volontaires

Les quatre premiers volontaires, jeunes chômeurs du camp de Chatila, ont été présentés le 24 septembre à André par Sobhi, président de Rêves de réfugiés, et Tarek.

Trois d’entre eux, Bilal, Muhamad et Selim, ont réalisé pendant les deux jours suivants la reprise de la peinture de cinq salles de classe de Rêves de réfugiés.

Les activités prévues

Le document « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer » prévoyait la rénovation de cinq logements insalubres à Chatila et l’amélioration du centre psycho-social de Najdeh dans le camp de Borj el Barajneh.

Ce programme fera l’objet des adaptations nécessaires après les diagnostics qui seront approfondis à l’occasion des visites sur le terrain et des discussions avec nos partenaires. C’est ainsi que des travaux de peinture ont immédiatement été réalisés dans plusieurs salles de classe de l’école de Rêves de réfugiés à Chatila. Najdeh nous a également demandé de reprendre la peinture de son jardin d’enfant de Chatila.

Comment et pourquoi participer

Le document d’appel à contributions financières « Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer » a été diffusé à partir du 20 août.

Des dons substantiels ont été recueillis mais un montant très important reste pour le moment à la charge de notre groupe local. Dans la mesure où nous souhaitons prolonger cette première phase du projet par d’autres opérations analogues, sur la base d’une évaluation des résultats obtenus, sans assécher les finances de notre groupe local, de nouvelles contributions financières restent hautement souhaitables.

Vos dons, qui vont permettre la réalisation de chantiers tant à Chatila qu’à Borj el Barajneh, peuvent être adressés à :

AFPS Paris 14 ème-6ème
Maison des Associations du 14ème – Boîte 52
22 rue Deparcieux – 75014  Paris.

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « AFPS Paris 14-6 », en indiquant au verso « Projet Chatila » et en spécifiant lors de l’envoi « pour le Pot commun » ou pour tel ou tel chantier (centre psycho-social de Najdeh, logements).

Vous pouvez également effectuer un virement.

Vous recevrez le reçu fiscal au nom et à l’adresse que vous nous indiquerez. 

Pour nous contacter…

 

 

Projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh : Comment participer

Il n’est peut-être pas inutile de nous rappeler d’abord nos motivations pour le choix des projets qu’il nous faut réaliser dans les camps de Chatila et de Borj el Barajneh, à la demande des associations locales « Rêves de Réfugiés » et « Najdeh ». Plus de 30.000 réfugiés sont entassés à Chatila, un camp « provisoire » datant de la « Nakba » en 1949, sur une surface très réduite, de seulement 40.000 m2 à sa création : nous voici à la quatrième génération hors de Palestine ! En attendant le Retour, qui est un Droit reconnu internationalement, même s’il apparaît désormais bien compromis, la vie dans le camp se doit d’être digne et humaine. Ce qui n’est pas le cas. En réalisant des chantiers de réhabilitation de logements insalubres, causes d’asthme et de rhumatismes mais aussi de désespoir chez les plus démunis, nous proposons à de jeunes chômeurs (plus de 60 % de la population active de Chatila est au chômage, mais sans revenus !) d’apprendre sur le tas, sur nos chantiers, les rudiments des métiers du bâtiment. Cette formation professionnelle accélérée peut leur mettre le pied à l’étrier et les aider à sortir de la misère.

Une rue à Chatila

Une rue à Chatila

Huit bénévoles, professionnels du bâtiment et bricoleurs, ont répondu à notre appel lancé en juin dernier, et quelques autres peuvent encore s’inscrire. Les chantiers et formations professionnelles seront organisés par l’association « Rêves de Réfugiés » de Chatila et sont prévus de la mi-septembre à la mi-novembre de cette année. En fonction du profil professionnel des bénévoles inscrits à ce jour, les chantiers retenus sont des remises en état de logements insalubres dans lesquels croupissent les plus pauvres (veuves, souvent avec enfants) du camp. Nous détaillerons, plus bas, les matériaux nécessaires à ces réhabilitations de logements et leur coût. La main d’œuvre étant évidemment gratuite, offerte par les bénévoles et les stagiaires.

En parallèle, l’association « Najdeh », qui s’est spécialisée dans l’accueil des femmes, les soins psychologiques à leur apporter en les sortant du climat de violence qui empoisonne les camps et dans la formation professionnelle des femmes, accueillera quatre bénévoles (et peut-être davantage : les inscriptions sont encore possible !) à partir de fin septembre. Cette association reçoit depuis plusieurs années des bénévoles, particulièrement spécialisés dans la thérapie psychologique, mais aussi dans l’enseignement du Droit, et dans toutes les professions pouvant être utiles à la libération des femmes. Un ensemble de professions dites « féminines » nous ont été citées comme très utiles dans ce contexte des camps du Liban. La coopération des bénévoles avec « Najdeh » peut donc se faire toute l’année, aux dates qui conviennent le mieux aux bénévoles.

De la mi-septembre à la mi-novembre (saison des pluies, période difficile pour les chantiers) nous tablons sur 14 bénévoles. Chacun a des dates de séjour propres.

Immeubles à Chatila

Immeubles à Chatila

Les grands postes des dépenses sont :

  1. Les voyages aériens ;
  2. L’hébergement, en fonction du type d’hébergement choisi ou accepté et de la durée globale des bénévoles sur place ;
  3. Les matériaux à acheter chez les grossistes de Beyrouth pour rendre habitables des logements insalubres et pour deux chantiers précis dans une école de Borj el Barajneh. Nous ne savons pas encore combien de logements pourront être réhabilités, ignorant à ce jour la durée globale de séjour des bénévoles. Nous estimons cependant pouvoir mettre en état cet automne cinq logements et nous établissons notre budget prévisionnel sur ce nombre, modifiable si évolution. Et les deux chantiers de l’école de Borj el Barajnej, aux devis plus faciles à établir.
  4. Les outils à louer sur place (poste à soudure et bouteilles, perceuses électriques, échelles, etc.)
  5. L’ensemble des frais annexes : voiturage aéroport-camps, achat de l’outillage manquant, du petit matériel, papeterie et bureautique, divers et imprévus.

Tous les bénévoles paieront leur nourriture et leurs frais personnels durant leur séjour.

Les adhérents et militants solidaires des réfugiés palestiniens, qui ne peuvent être bénévoles pour passer quelques semaines de travail là-bas, peuvent alors solliciter leurs amis et parents, leurs voisins et toutes les personnes susceptibles d’être concernées ou intéressées par ce projet devenu programme. Chacun/e peut ainsi participer activement, soit en mettant au pot commun, soit en finançant tout ou partie d’un des postes que nous allons détailler et que vous choisissez particulièrement.

En versant votre participation financière et indiquant que c’est pour le pot commun, vous participerez à payer l’ensemble des dépenses qui ne seront pas couvertes par les bénévoles eux-mêmes ni par des dons spécifiques. Vous  recevrez le reçu fiscal correspondant au montant de votre don, et vous serez tenus régulièrement au courant de l’avancement du programme de tous les chantiers et des formations professionnelles.

En versant votre participation financière tout en notifiant le poste précis que vous aurez choisi à partir de la liste de dépenses ci-dessous, vous financerez tout ou partie d’un chantier précis et de la formation professionnelle correspondante. Vous recevrez également le reçu fiscal correspondant au montant de votre don. Et nous nous engageons à vous faire parvenir par l’AFPS 14 ème-6ème, en plus du compte-rendu général de l’opération,  un compte-rendu et des photos vous permettant de comparer l’ « Avant » votre chantier, le « Pendant » votre chantier et la formation des stagiaires, et l’ « Après » la fin de votre chantier et de la formation.

Avec votre don, spécifiez donc « Pour le Pot commun » ou « Pour tel chantier ou telle utilisation précise ».

Nous détaillons maintenant les cinq postes de dépenses, pour vous permettre de faire votre choix.

1. Les voyages aériens

Actuellement, sur les 12 bénévoles inscrits, 6 se sont engagés à offrir à l’opération leurs vols Aller-Retour (environ 500 € par personne), l’AFPS s’engageant à payer les 6 autres A-R, soit environ 3000 €. Il va de soi que les noms n’ont pas à être diffusés. Les dépenses du poste « Voyages aériens» font donc partie du « Pot commun » auquel vous souhaitez peut-être participer.

2. Les hébergements

Dans la même proportion que pour les voyages avion, la moitié des bénévoles inscrits à ce jour ont décidé de payer eux-mêmes leurs hébergements durant leur séjour. D’autres bénévoles ne pouvant pas le faire, c’est l’AFPS qui réglera ce poste de dépenses. Nous ne connaîtrons précisément le nombre de nuitées à payer que lorsque tous les bénévoles auront pris leur billet d’avion, auront donc décidé de la durée de leur séjour. Mais une estimation de 5000 € restant à la charge de l’AFPS nous paraît proche de la réalité. Là encore, l’anonymat des bénévoles hébergés au compte de l’AFPS sera respecté. Leur travail bénévole sur place dans des conditions très difficiles, leur propre prise en charge de leur nourriture pour la durée du séjour, ainsi que de leurs frais annexes, est déjà très généreux. Le poste « Hébergements» fait donc partie au budget général et du « Pot commun » géré par l’AFPS.

3. L’achat des matériaux

Ce poste va être détaillé de façon beaucoup plus précise et n’entre donc plus dans la ligne « Pot Commun », sauf si notre appel à financements ne reçoit pas de réponses précisant l’emploi des dons. Vous allez pouvoir, ici, choisir le chantier précis que vous souhaitez financer soit en partie soit en totalité. La main d’œuvre étant offerte (par les bénévoles au travail et par les stagiaires en formation) les chantiers ne coûteront donc « que » le montant des matériaux nécessaires à leur réalisation et que nous achèterons sur place. Nous avons identifié deux chantiers à l’école « Najdeh » du camp de Borj el Barajneh, et estimé à 5 le nombre de logements insalubres que nous pourrions raisonnablement mettre en état habitable au camp de Chatila, tout en formant les volontaires stagiaires aux métiers du bâtiment. Ce qui ferait 7 chantiers au total. En vous les décrivant ici nous vous permettons de choisir celui ou ceux dont vous souhaitez la réalisation en la rendant possible par votre don. Votre don sera donc accompagné de la précision : « Pour la réfection du toit de l’école du camp de Borj el Barajneh » ou « Pour la réfection du mur de la cage d’escalier du camp de Borj el Barajneh », ou « Pour rendre habitable un logement insalubre du camp de Chatila ». Si deux financements se chevauchaient pour le même chantier, nous vous en aviserions immédiatement et vous pourrez modifier votre choix.

« Pour la réfection du toit de l’école du camp de Borj el Barajneh »

Le toit, d’un peu moins de 100 m2, de la salle du dernier étage du centre d’accueil des femmes du camp de Borj el Barajneh, géré par l’association « Najdeh », est fait de tôles métalliques (appelées ‘’zinco’’) absorbant la chaleur, posées directement sur les quatre murs, sans aération suffisante, ce qui rend l’utilisation de cette salle quasi impossible pour les 150 enfants qui fréquentent ce centre en soutien scolaire. Le traitement de ce chantier primordial fera en même temps un excellent cours pour les stagiaires en formation professionnelle. Nous aurons quelques tôles de ‘’zinco’’, rouillées et percées, à changer (cours sur la sécurité). Puis nous aurons à fixer sous ces tôles une couche épaisse et efficace d’isolant que nous recouvrirons d’un contreplaqué à peindre. Et nous percerons des trous d’aération en bas et en haut des murs, permettant une ventilation naturelle et économique (sans parler d’être aussi écologique), trous que nous protégerons par des grilles. L’achat des tôles, de l’isolant réflecteur (type Expert 70**, constitué de 17 éléments, trouvé à la « Plateforme du Bâtiment » à près de 20 € le m2), du contreplaqué, de la visserie et autres à côté, de la peinture, nous amène à estimer le coût de ce chantier à 3.000 €. Il nous sera facile, sur place, de réaliser le petit reportage « Avant », « Pendant » et « Après » que nous vous enverrons.

« Pour la réfection du mur de la cage d’escalier de l’école de Borj el Barajneh»

Dans cette même école ou plus exactement ce centre pour femmes du camp de Borj el Barajneh, un mur d’escalier est rongé par l’humidité. La responsable du centre, Mariama, tente de le faire enduire et repeindre tous les ans, et c’est tous les ans la même catastrophe, la peinture s’écaille et elle a honte de recevoir ici des femmes qui ont besoin d’un accueil plus adapté à leur moral en berne. Le traitement efficace de l’humidité nécessiterait des travaux extérieurs (impossible dans ce cas) ou d’empêcher les remontées humides par capillarité (autres travaux impossibles). Il ne nous reste qu’à recouvrir le mur de plaques de BA13 hydrofuge (sorte de placoplâtre) vissées sur tasseaux, et percées d’ouvertures d’aération naturelle en haut et en bas. Ces plaques hydrofuges pourront alors être peintes durablement. Nous avons estimé le coût des matériaux de ce chantier si utile à 500 €. Là encore, ce chantier servira d’excellente école de formation à la menuiserie pour les stagiaires en formation professionnelle. Là encore, reportage-photos facile des divers stades de réalisation du chantier-formation et des stagiaires y participant.

Et comme Mariama, dynamique et courageuse, refusant de se laisser gagner par le découragement, a eu confiance en nous, elle nous a montré d’autres « bricolages » à faire dans son centre-école et qu’elle espère que nous réaliserons : bricoler une fenêtre qui laisse passer la pluie dans une salle ; un lino qui s’est décollé et qui se coupe ; des étanchéités à revoir, etc. L’achat ici (chez Leroy-Merlin ou Castorama) pour être emmené dans la valise en soute, du matériel et petit outillage nécessaire à ces chantiers (pistolet à colle et colle à verre et métal, silicone et produits d’étanchéité, rouleaux d’adhésif pour lino, cutter et lames, petit outillage qui sera laissé aux stagiaires pour les inciter à s’en servir, par exemple une mallette d’outils vue à 55 € chez Lidl, etc.) mais aussi l’achat de matériel de sécurité pour travailler sur le toit (changement des tôles) et en hauteur (à la fenêtre), tels que casques de chantier, harnais de sécurité et cordages, etc. peuvent être estimés aussi au bas mot à 500€. Le libellé serait alors : « Divers travaux à Borj el Barajneh. Et achat des matériels de sécurité ».

« Pour rendre habitables des logements insalubres du camp de Chatila».

Dans le camp de Chatila, ce sont les fondateurs et animateurs de l’association « Rêves de Réfugiés », Sobhi, Othman, Tarek et Jalal, qui connaissent le mieux les personnes et familles les plus démunies, abandonnées, qui souffrent à vivre dans des taudis infects, Qui sont donc en priorité les gens à sauver de cette misère profonde. En fonction du nombre de bénévoles et de leur profil professionnel, et de la durée de leur séjour, nous pouvons aujourd’hui estimer à 5 le nombre de pièces-logements que nous pourrions rendre habitables tout en prenant le temps de former les stagiaires volontaires à la formation professionnelle. Là encore, le compte-rendu « Avant », « Pendant » et « Après » sera aisé pour nous à votre intention si, au lieu d’un don au « Pot commun » vous avez spécifié « réfection d’un logement de Chatila ».

La terre battue du sol, encrassée depuis 70 ans de camp, doit être remplacée par du carrelage (les plus pauvres, les veuves et les personnes âgées, les plus démunis, restent vivre à raz du sol des ruelles, dans les miasmes des égouts et des détritus, dans une pièce souvent sans fenêtre. Avec un peu d’argent, on peut aménager dans un étage, où la fenêtre laisse passer la lumière et un peu d’air moins puant). Donc couche de sable, chape de béton, ciment-colle et carrelage. Pose gratuite par les bénévoles et les stagiaires en apprentissage. Achat des matériaux pour 15-20 m2 de sol : environ 300 €.

Installation de l’arrivée d’eau dans le logement (au lieu d’aller la chercher au broc à la fontaine, même si l’eau de Chatila est calcaire et saumâtre), tuyaux en plastique (moins cher que le cuivre ou l’acier) à amener à un robinet d’évier, à un lavabo-douchette, à un W.C. avec chasse d’eau. Entre 300 et 450 € de matériel (évier, W.C., lavabo, douchette, tuyaux d’adduction).

Le raccordement au tout-à-l’égout dans la ruelle (un tout-à-l’égout très relatif, crevé à de multiples endroits), environ 100 €.

L’installation électrique du logement. Fils sécurisés, prises, interrupteurs, points d’éclairage. Compter 250 €.

La menuiserie pour une fenêtre et une porte : 350 €.

L’enduit des murs et du plafond (souvent infiltré d’eau de pluie, par manque d’étanchéité), les peintures. Achat plaques étanches, enduits, peintures : 450 à 500 €. Le coût des fournitures nécessaires à la réfection totale d’un logement insalubre est ainsi estimé à entre 1.500 et 1.900 €.

Nous espérons pouvoir en offrir au moins 5 aux plus démunis de Chatila le temps de notre présence dans le camp. Et en même temps former aux métiers du bâtiment, afin que ces rénovations puissent continuer après notre départ, le plus grand nombre possible de stagiaires, pour les aider à sortir du chômage et de la misère.

4. Les locations d’outils.

Nous serons obligés de louer sur place un poste à soudure et ses bouteilles, deux perceuses électriques, une ou deux échelles, une carrelette pour tailler les carrelages à la bonne dimension, etc. Acheter une ou deux pelles pour faire le ciment-colle, etc. Ce poste va avoisiner au total les 500 €. Mais peut être détaillé et correspondre à des dons d’un montant inférieur. Toutes les factures acquittées seront évidemment ramenées à l’AFPS et seront consultables par tout donateur. Les dons pour ce poste « Location d’outils » vont vraisemblablement, sauf décision d’une donatrice ou d’un donateur, faire partie du « Pot commun », du budget général.

5. L’ensemble des frais annexes mais nécessaires : le voiturage de l’aéroport aux camps lors de l’arrivée des bénévoles, et pour leur départ, l’achat de l’outillage manquant et de la visserie, les imprévus, la petite fête pour la remise des certificats ou diplômes aux stagiaires méritants que cette reconnaissance de leur volonté de s’en sortir pourra stimuler, etc. Là aussi, chaque dépense sera acquittée sur facture archivée ensuite à l’AFPS. Les dons spécifiques pour ce poste seront donc dûment justifiés. En cas de carence de dons spécifiques pour les frais annexes, ce poste sera assumé par le « Pot commun », le budget général.

Il restera un très gros chantier que les responsables de « Rêves de Réfugiés » avaient pointé comme primordial, essentiel, c’est celui de l’amélioration du réseau électrique, en particulier du gainage des fils électriques tapissant les ruelles du camp. Les électrocutions mortelles sont trop nombreuses pour que l’on ne s’en soucie pas et ne mettions pas fin à cette insécurité. Le profil des bénévoles inscrits à ce jour ne permet pas d’attaquer de façon efficace et significative cet énorme chantier. Mais nous avons rendez-vous le 15 septembre à Paris avec des représentants de l’association « Electriciens Sans Frontières », qui pourraient venir établir sur place pour réaliser une mission d’identification : diagnostic, estimation des coûts, étude de faisabilité. Nous en reparlerons donc plus tard.

Pour le moment, vos dons, qui vont permettre la réalisation de chantiers tant à Chatila qu’à Borj el Barajneh, peuvent être adressés à :

AFPS Paris 14 ème-6ème
Maison des Associations du 14ème
Boîte 52
22 rue Deparcieux
75014  Paris.

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « AFPS Paris 14-6 », en indiquant au verso « Projet Chatila » et en spécifiant lors de l’envoi « pour le Pot commun » ou pour tel ou tel chantier ou pour telle ou telle utilisation.

Vous recevrez le reçu fiscal au nom et à l’adresse que vous nous indiquerez.

Mille mercis !

Avec toutes les amitiés de l’équipe !

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