Projection de Film et Témoignages – Cueillette d’olives en Palestine

L’AFPS 14-6 a accueilli deux membres d’une mission récente de l’AFPS Rennes en Cisjordanie, dont le but était de prêter assistance aux paysans palestiniens menacés d’expropriation par les colons israéliens.

Une dizaine de militants se relaient pour assurer une permanence pendant un mois, sur deux lieux, au sud et au nord de la Cisjordanie. Le but n’était pas d’apporter une main d’œuvre supplémentaire – dont les Palestiniens n’ont nullement besoin – mais d’assurer la présence de témoins internationaux afin de permettre que les cueillettes aient lieu partout où elles sont ordinairement entravées par les occupants pour de prétendues « raisons de sécurité » : près du mur d’annexion et d’apartheid, près des colonies israéliennes, à proximité de certaines routes réservées aux colons.

Deux membres de la mission, Zoé Cramaille et Quentin Gary, miliants BDS France, ont réalisé un documentaire sur cette mission qui sera diffusé lors de cet événement. Quentin Gary et Emmanuelle Morau, une autre membre de cette mission, étaient présents pour répondre aux questions suite au documentaire.

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Extrait du film, tourné dans un champ d’oliviers

C’était le 9 avril, à 20h00 à la Maison des associations – 22 rue Deparcieux – 75014.

Pour en savoir plus sur notre groupe local, vous pouvez consulter notre page « Qui sommes-nous ? ».

A la recherche d’un pays perdu – Projection Juin 2018

Lundi 11 juin à 20 heures

aux « 7 Parnassiens »

98 bd Montparnasse, 75014

En association avec Ciné Attac

La projection sera suivie d’une rencontre avec Maryse Gargour, réalisatrice du film,

Sandrine Mansour, historienne auteur de « l’Histoire occultée des Palestiniens (1947-1953) »

et Lucien Champenois, l’un des protagonistes du film.

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Synopsis : ce sont des Français, nés à Jaffa, Bethléem et Jérusalem. Leurs parents sont consuls, chirurgiens, commerçants vivant dans la Palestine des années 30, certains depuis 4 générations. Ces Français sont d’autant plus attachés à cette terre qu’ils ont pu y grandir en toute sérénité, habituée au va-et-vient des navires et des nationalités diverses. Leurs récits révèlent l’ardeur de la vie quotidienne en Palestine. Nous sommes au cœur des événements et des heures importantes de l’Histoire de la Palestine qui nous mènent jusqu’aux années 50. Ce film est basé sur des correspondances personnelles, des archives diplomatiques, des journaux de l’époque et des archives audiovisuelles inédites.
10 euros / Tarif réduit (7,50 euros) sur présentation du tract.

Concert Justice 4 Palestine – 15 mai 2018

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Dans le cadre de sa Campagne 2018/Justice pour la Palestine, 2018/Année des réfugiés palestiniens :

L’AFPS organise un grand événement le 15 mai, jour de commémoration de la Nakba : un concert, « JUSTICE 4 PALESTINE » au Cabaret sauvage à Paris !

NOS ARTISTES : **HK** // **Mouss & Hakim Sound system** // **Al Kamandjâti** // **Mohamed Najem & Friends** // **Trio Charq-Gharb** // **Abeer et sa troupe Dabka Palestine** // **Delinquante** // **Thomas Pitiot**

>>Pensez à partager l’événement Facebook !

L’année 2018 marque les 70 ans de la création de l’État d’Israël et de l’expulsion des Palestiniens.

Pour les Palestiniens, la Nakba – la catastrophe – désigne les massacres, les expulsions et l’exode subis entre 1947 et 1951 qui ont précédé et accompagné la proclamation de l’État d’Israël. La date communément retenue pour commémorer la Nakba est le 15 mai 1948.

Au total, plus de 500 villages palestiniens et 11 quartiers de villes palestiniennes seront détruits ou rasés, environ 800 000 palestiniens seront expulsés vers le Liban, la Jordanie, la Syrie, Gaza, la Cisjordanie et deviendront réfugiés. Ce processus de dépossession et d’expulsion, démarré avant 1948, est toujours à l’œuvre aujourd’hui.


***POUR ACHETER VOS PLACES***

https://www.weezevent.com/justice-4-palestine

http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musiques-de-France-Europe-JUSTICE-4-PALESTINE-NI7NK.htm#/disponibilite/b41f840ec0a82814d03eba6afaeefa93/normale

https://www.digitick.com/justice-4-palestine-concert-cabaret-sauvage-paris-15-mai-2018-css4-digitick-pg101-ri5387909.html


L’AFPS organise ce concert en partenariat avec :

MRAP // UNEF le syndicat étudiant // Politis // l’Humanité // Collectif National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens // Sortir du Colonialisme // CVPRPO // Plateforme des ONG françaises pour la Palestine // Liberté pour Salah Hamouri // 2018 – Le Temps de la Palestine // Cabaret Sauvage // Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) // Radio Orient

Nos remerciements pour l’affiche réalisée par Fred Sochard

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu ni à Paris, ni à Bruxelles !

Le Président Trump vient de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et de décider d’y transférer son ambassade. Ces décisions qu’Israël et son Premier Ministre Netanyhaou demandaient depuis des années sont illégales au regard du Droit international.

Le Président Macron a jugé cette décision « regrettable » et a affirmé que la France ne la soutenait pas car « elle contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».

L’Union Européenne a mis en garde contre les graves répercussions que cette décision pourrait entraîner. « Une solution doit être trouvée à travers des négociations pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale de deux Etats (israélien et palestinien), de façon à ré-pondre aux aspirations des deux parties », a déclaré Fédérica Mogherini au secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson qu’elle recevait mardi.

La décision américaine prise sous la pression des évangélistes, conforte la politique de colonisation et d’annexion du gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu, et ses violations constantes des droits de l’Homme et du droit international.

Dans ces conditions, la prochaine visite du premier ministre israélien à Paris le 10 décembre, et à Bruxelles où il s’est invité à une réunion informelle des ministres des affaires étrangères, doit être l’occasion pour les autorités françaises et européennes de manifester une opposition ferme à la politique guerrière du gouvernement israélien et d’adopter enfin des mesures effectives à commencer par la reconnaissance de l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale.

Rassemblement le 9 décembre à 14h sur la place de la République.

 

La Terre parle arabe, lundi 12 juin aux 7 Parnassiens

Film documentaire palestinien réalisé par Maryse Gargour en 2007.

Le film de Maryse Gargour est construit essentiellement sur des citations des leaders sionistes, sur des archives audiovisuelles inédites, sur la presse de l’époque et sur des documents diplomatiques occidentaux, croisés avec des témoignages de personnes ayant vécu directement cette période. Le fil conducteur historique est donné par l’historien Nur Masalha. « La Terre parle arabe » croise le regard de l’historien et du cinéaste pour soulever une vérité brûlante, celle du nettoyage et de la spoliation de la terre palestinienne par les sionistes.

Suivi d’un débat animé par Sandrine Mansour

Née d’un père palestinien et d’une mère française, Sandrine Mansour est docteur en histoire (thèse auprès de Henri Laurens) et chercheur au CRHIA (centre de recherches en histoire internationale et atlantique) à l’université de Nantes. Auteure de L’histoire occultée des Palestiniens (1947-1953).

lundi 12 juin à 20 h aux 7 Parnassiens

98 boulevard du Montparnasse 75014 Paris, métro Vavin

Dans le cadre de

  

et de la Campagne 2017 / Justice pour la Palestine !

Tarif réduit sur présentation du tract à télécharger

Les produits AHAVA sont encore fabriqués dans la colonie de Mitzpe Shalem en Palestine occupée

En avril 2015, un protocole d’accord de cession a été passé entre les actionnaires de AHAVA et le groupe chinois FUSON. En novembre 2016, la cession n’était pas totalement effectuée.

Il a aussi été annoncé alors un transfert de l’entreprise de Mitzpe Shalem à Ein Gedi, oasis israélienne de l’autre côté de la Ligne Verte.

En novembre 2016,  Ahava, usine et centre de visiteurs à Mitzpe Shalem, colonie israélienne en Cisjordanie (West Bank sur les emballages)  sont toujours opérationnels.

La colonisation israélienne croissante est un des obstacles majeurs à la paix entre Palestiniens et Israéliens, dans des frontières d’États respectifs  internationalement reconnus.

Étiquetés il y a peu « Israël » ou « West Bank » actuellement, les produits AHAVA sont vendus avec une étiquette trompeuse. (infraction à l’art. L 121-1 du Code de la consommation)

ACHETER DES PRODUITS AHAVA, C’EST PARTICIPER (INVOLONTAIREMENT) À L’OCCUPATION ILLÉGALE  DE LA PALESTINE ET FAIRE OBSTACLE À LA CONSTRUCTION DE L’ÉTAT DE PALESTINE.

Suspension de l’accord d’association de l’Union européenne avec l’État d’Israël

petitions

Occupation : pas d’accord !

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa résolution 2334 du 23 décembre 2016, « exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, (…) »
« (…) Demande l’adoption immédiate de mesures énergiques afin d’inverser les tendances négatives sur le terrain, qui mettent en péril la solution des deux États ; (…) »
« Décide de demeurer saisi de la question. »
De simples condamnations formelles sans conséquences concrètes ne pourront aboutir à la fin de l’occupation ni même à l’arrêt de la colonisation.

Il faut mettre fin à l’impunité de l’État d’Israël, par de vraies sanctions !

Nous demandons que l’Union européenne suspende son accord d’association avec Israël tant que ce pays poursuivra la colonisation et l’occupation de la Palestine.

(Accord euro- méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et l’État d’Israël, signé le 20 novembre 1995, entré en vigueur le 1er juin 2000, publié le 20 juin 2000)
Cet accord vise le développement du libre échange, le renforcement de la coopération et l’instauration d’un dialogue politique entre les parties. Il permet aux produits israéliens (à l’exclusion de ceux produits dans les colonies en Palestine) de pénétrer sur le marché européen à un tarif douanier préférentiel.
Les considérants et l’article 2 de l’accord précisent qu’il est fondé sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques. Or l’État d’Israël viole les droits des Palestiniens et les principes démocratiques en ce qui les concerne, pratique la colonisation, qui constitue un crime de guerre, viole la Charte de l’ONU et les résolutions sur la Palestine et les Palestiniens. Il viole des clauses commerciales de l’accord en faisant passer les produits des colonies comme des produits « Made in Israël ».

Depuis le 16 novembre 2016, une campagne nationale lancée par plusieurs dizaines d’associations françaises dont la nôtre, demande à l’Union européenne sa suspension,

et une pétition est à signer : http://www.france-palestine.org/Campagne-pour-la-suspension-de-l-Accord-d-association-UE-Israel

Voir aussi

LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°3

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh

 

Après la fin des travaux et le retour des bénévoles : le temps de l’évaluation et des témoignages.

 

Le premier bulletin daté du 27 septembre vous avait informés du démarrage effectif du projet avec l’arrivée d’André. Un second bulletin diffusé à mi-octobre signalait l’arrivée de François, Emmanuel, Mathieu et David, bénévoles pour les chantiers du bâtiment, et décrivait les premiers chantiers : travaux de peinture à l’école de Rêves de réfugiés à Chatila, améliorations du centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh et travaux dans un premier logement à Chatila, chantier particulièrement difficile, au 8ème étage d’un immeuble, sous une terrasse particulièrement dégradée. Il signalait brièvement le début des appuis à Najdeh, avec l’arrivée de Françoise le 1er octobre.

Ce bulletin se terminait sur une interrogation sur la présence irrégulière des jeunes volontaires, explicable par la recherche quotidienne de petites activités rémunérées, parallèlement à leur participation aux travaux.

Les travaux et formations aux métiers du bâtiment

Les chantiers se sont poursuivis en octobre et novembre par des travaux de peinture au Centre psychosocial de Najdeh à Chatila et par un deuxième, puis un troisième chantier de logement.

Le projet s’est terminé sur le terrain le 12 novembre avec l’achèvement des travaux de remise en état du troisième logement et le retour en France du coordinateur, André, et des trois derniers bénévoles, Vincent, Hubert et Jean-Claude.

Au total, huit bénévoles se sont succédé pour des durées variables entre le 22 septembre, date d’arrivée du coordinateur, et mi-novembre sur les chantiers de bâtiment : amélioration de l’école de Rêves de réfugiés, de centres psychosociaux de Najdeh dans les deux camps et de trois logements à Chatila.

L’intérêt du travail dans des logements a été reconnu. Il permet, outre les améliorations substantielles des conditions de vie de familles pauvres, sélectionnées par Rêves de réfugiés de traiter des métiers diversifiés, incluant la plomberie et l’électricité.

Travaux de peinture dans un logement

Travaux de peinture dans un logement

Si ces travaux se sont achevés avec succès, le nombre des jeunes volontaires n’a pas répondu à nos attentes : Rêves de réfugiés avait évoqué 25 volontaires, nombre excessif et dont l’encadrement n’aurait pas pu être réalisé dans de bonnes conditions. Sept volontaires se sont présentés et quatre ont finalement été formés. Des diplômes leur ont été remis à l’occasion de la réception des travaux du logement de Maryam. L’un d’entre eux s’est immédiatement engagé dans une activité professionnelle.

La remise des diplômes

La remise des diplômes

L’appui à Najdeh

Françoise, psychologue a apporté son appui au jardin d’enfants de Najdeh à Chatila (70 enfants de 3 à 5 ans, répartis en trois classes et encadrés par trois animatrices) et a transmis à Najdeh un rapport sur son activité. Elle a ensuite poursuivi ses observations au Centre psychosocial de Najdeh à Chatila. Elle a été sollicitée par Najdeh pour participer à la formation de l’ensemble de ses psychologues.

Elisabeth, professeur d’anglais retraitée, a constaté l’intérêt de l’apprentissage de l’anglais pour les réfugiés, particulièrement pour les animatrices de Najdeh, dans un contexte où tous les manuels scolaires, fournis par l’UNRWA, sont rédigés en anglais. Amara, professeur de français, a malheureusement constaté l’absence d’intérêt pour l’apprentissage de notre langue et a dû passer à l’anglais. Isabelle, enseignante en Sciences de la vie et de la terre et monitrice de secourisme, a donné des cours de secourisme à des enfants et adolescents.

Bien que toutes les candidatures de bénévoles aient été présentées à Najdeh, les bénévoles déplorent une préparation insuffisante et de sérieuses lacunes dans l’accueil, du moins au niveau de la direction de Najdeh, grande association où l’information a parfois mal circulé.

Au-delà de ces difficultés, la mission aura permis de faire connaître la réalité des camps, le fonctionnement des écoles et des centres psychosociaux de Najdeh, d’établir de précieux contacts, de suggérer des idées nouvelles de futures coopérations, qui pourraient viser la formation des équipes d’animatrices et des psychologues avec qui des liens ont été créés pendant la mission, mais en prenant le temps d’identifier les besoins et de discuter en détails les conditions de réalisation de futurs projets.

Une classe de Najdeh à Chatila

Une classe de Najdeh à Chatila

Les témoignages

René, journaliste et écrivain, a bénéficié de l’appui d’Hervé Sabourin, directeur régional de l’Agence Universitaire de la Francophonie (Bureau Moyen-Orient), qui  l’a mis en contact avec sept jeunes élèves-interprètes libanaises, grâce auxquelles il a pu interviewer des réfugiés.

Un livret de témoignages est en cours de préparation. Il regroupera « Treize jours à Chatila – Portraits et paysage », réalisé par René, et les témoignages de Françoise, d’Elisabeth et d’Amara, et sera illustré par des photographies prises par François.

Ce livret sera diffusé aux adhérents de notre groupe local, à l’ensemble des groupes locaux de l’AFPS et à tous ceux qui ont participé au projet ou qui l’ont soutenu.

L’évaluation du projet

La déroulement et les résultats du projet posent de nombreuses questions sur sa préparation et sur son organisation, sur d’éventuels malentendus linguistiques ou culturels, voire sur la pertinence d’un projet de formation professionnelle dans un camp de réfugiés, en particulier à Chatila, lieu emblématique qui concentre déjà l’attention et les financements de multiples ONG. Les avis des bénévoles sont partagés sur ces questions.

L’évaluation du projet s’efforcera d’y répondre, en recueillant les avis de tous les bénévoles et de nos partenaires locaux.

Cette évaluation a commencé en décembre. Elle est encore en cours. Elle a été basée dans une première étape sur des entretiens avec l’ensemble des bénévoles, ayant travaillé sur les chantiers du bâtiment ou en appui à Najdeh, presque achevés.

Une réflexion menée sur la base des résultats de ces entretiens et de leur synthèse va permettre de préciser le contenu du dialogue qui sera mené avec les deux associations partenaires, d’en tirer des enseignements  pour la préparation de projets en général, sur la situation des réfugiés palestiniens et les perspectives de travail dans les camps, sur la pertinence et l’organisation souhaitable de projets de formation professionnelle

Nous prévoyons d’organiser une réunion début mai avec la participation des bénévoles disponibles pour présenter et discuter les conclusions de l’évaluation, avant de décider de suites à donner pour de nouveaux projets, en matière de formation ou dans d’autres domaines, avec les partenaires de ce premier projet ou avec de nouveaux partenaires, au Liban ou en Palestine.

Un grand merci à André et à tous les bénévoles, à nos partenaires, animateurs et animatrices de Rêves de réfugiés et de Najdeh, aux jeunes volontaires et élèves-interprètes !

LA LETTRE DE CHATILA ET DE BORJ EL BARAJNEH n°2

Bulletin d’information du projet de formation professionnelle dans les camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj el Barajneh 

 

Les travaux au Centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh et dans un premier logement à Chatila

 

Le premier numéro daté du 27 septembre vous avait informé du démarrage effectif du projet. Ce second bulletin vous communique les principales informations sur les réalisations du projet du 27 septembre au 9 octobre.

Les bénévoles

François, électricien, polyvalent dans les métiers du bâtiment, est arrivé à Beyrouth le 27 septembre. Le même jour, Karim, bénévole qui devait arriver le 29 et rester six semaines à Beyrouth, nous a malheureusement indiqué qu’il avait été victime d’un accident du travail et qu’il devait donc annuler son voyage.

Antoine, cinéaste, dont nous avions rappelé le court-métrage sur les activités éducatives de Rêves de réfugiés dans le bulletin précédent, et Solenne, urbaniste, sont arrivés à Beyrouth le 28.

Françoise, psychologue, première bénévole auprès de Najdeh, est arrivée à Beyrouth le 30 septembre.

Avec l’arrivée d’Emmanuel et de Mathieu le dimanche 2 octobre, puis de David le lundi 3 octobre, l’équipe des bénévoles pour la formation aux métiers du bâtiment est maintenant de cinq personnes.

Les travaux et formations au centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh

L’achèvement des travaux de peinture réalisés à l’école de Rêves de réfugiés, qui ont finalement porté sur cinq salles de classe et un couloir, a permis d’engager les premiers travaux dans le centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh (revêtement du plancher, fenêtre).

La reprise de la couverture de la grande salle située au dernier étage du centre a été remise à plus tard, car les responsables du centre souhaitent maintenant remplacer la toiture en tôles par une dalle en béton ce qui nous dépasse un peu cette année.

Les matériaux pour les travaux de la cage d’escalier (tasseaux, plaques isolantes) ont été commandés le 28 septembre. La fixation de tasseaux aux murs et l’habillage par un mélaminé plastifié laissant respirer et s’assécher les murs constitue une solution durable qui évitera de devoir reprendre rapidement la peinture.

Les matériaux ont été acheminés le 29 septembre par les jeunes volontaires et l’ensemble des bénévoles présents et les travaux d’amélioration de la cage d’escalier ont pu commencer.  Ils se sont terminés le 2 octobre.

La façade du centre et le bureau de la responsable du centre ont également été repeints pendant cette période.

Les travaux d’amélioration d’un premier logement à Chatila

Préparation du béton sur la terrasse

Des travaux ont alors pu commencer à Chatila, avec la rénovation du logement de la famille El Tsaoui, le premier des trois logements visités par André à son arrivée.

L’appartement est situé dans la rue principale, prés du siège de Rêves de réfugié, au 8ème étage d’un immeuble, sous la terrasse qui n’est pas étanche. En conséquence, le béton du plafond se détache dangereusement par endroits et les infiltrations détériorent l’ensemble de l’appartement. La réalisation de l’étanchéité de la terrasse (ragréage de la dalle fissurée avant application de résine) a donc été considérée comme prioritaire.

Les matériaux nécessaires ont été achetés et

Travaux sur le plafond du logement

acheminés le 4 octobre. Le même jour, la dalle de béton de la terrasse a été nettoyée. Il a fallu évacuer du 8ème étage 70 sacs de gravats et détritus divers, puis y faire monter une importante quantité d’outillage et de matériaux. Les travaux sur la terrasse  ont commencé le lendemain, avec l’aide d’un maçon professionnel et avec la participation (pour des durées de présence malheureusement irrégulières) de cinq jeunes volontaires et se sont poursuivis pendant les jours suivants. L’application de la résine d’étanchéité sur la terrasse a commencé le 8 octobre.

Parallèlement, les travaux ont été engagés dans l’appartement lui-même à partir du 6 octobre avec le grattage des murs et une première couche de peinture et avec la reprise du plafond, puis avec les travaux d’électricité (en particulier avec la pose d’une gaine depuis le disjoncteur du rez-de-chaussée sur toute la hauteur de la façade) et de plomberie.

L’appui à Najdeh

Françoise, psychologue arrivée le 1er octobre, apporte son appui au jardin d’enfants de Najdeh à Chatila (70 enfants de 3 à 5 ans, répartis en trois classes et encadrés par trois animatrices).

enfants-de-chatila

Enfants de Chatila

Les activités prévues

Lors d’une rencontre avec plusieurs responsables de Najdeh le 3 octobre, celles-ci avaient demandé s’il était possible de réaliser des travaux de revêtement des murs d’une salle du centre psychosocial de Najdeh de Chatila. Ce centre a été visité le 7 octobre et il est prévu d’y intervenir prochainement.

Une salle du centre psychosocial de Najdeh à Chatila

Une salle du centre psychosocial de Najdeh à Chatila

Un premier bilan

Les travaux réalisés ou en cours depuis l’arrivée des premiers bénévoles à Beyrouth sont déjà significatifs : salles de classes de Rêves de réfugiés, centre psychosocial de Najdeh à Borj el Barajneh, étanchéité d’une terrasse et réhabilitation d’un logement choisi par Rêves de réfugiés à Chatila.

La réalisation des travaux et des formations dans ce logement a malheureusement été marquée par une présence irrégulière des volontaires, qui s’expliquerait par la priorité donnée par certains d’entre eux, de manière assez compréhensible, à des opportunités de petites activités rémunérées.

Cette question importante pour l’impact du projet en termes de formation professionnelle, objet principal du projet, sera discutée avec les responsables de Rêves de réfugiés.